vendredi 11 novembre 2016

Le jour d’après la grande attaque


Ce billet a été écrit 19 jours avant l'attaque du 13 novembre 2015. Nulle divination de ma part, tout cela était logique et tous les experts « autoproclamés » (comprenez des citoyens intéressés, hors institutions, par la défense et la sécurité de la France) étaient d'accord là-dessus. L'expérience tend à prouver que quand des gens venus d'horizons différents et qui ne subissent pas de biais corporatistes, tout en disposant par les sources ouvertes de 80 % des informations des institutionnels, en viennent à s'accorder, ils ont souvent raison. Il est peut-être alors plus intéressant de s'intéresser à ce qu'ils disent qu'à les mépriser. 

Un an plus tard, je m'aperçois que j'ai été trop optimiste. Contrairement, à ce que je pensais, la gestion des événements par le ministère de l'intérieur a été déplorable. Je ne parle pas des hommes et des femmes qui se sont retrouvés en première ligne et qui ont fait ce qu'ils ont pu avec courage. Je parle du ministère en tant qu'organisation, visiblement plus pressé de se défendre contre les critiques (pourtant le carburant de l'adaptation) qu'à anticiper des événements nouveaux et s'y préparer. Encore une fois, cette attaque ne pouvait être une surprise, il est inadmissible que l'on n'ait rien fait de sérieux pour s'y préparer. 

Pour le reste, rien n'a vraiment changé et le brouillard ne s'est pas dissipé. Contrairement à ce qui était annoncé (« Je vous promets solennellement que la France mettra tout en œuvre pour détruire l'armée des fanatiques qui ont commis ces crimes » ici), nous avons à peine bougé car gesticuler avec des projets de lois, un état d'urgence permanent et des milliers de soldats inutiles dans les rues, ce n'est pas bouger. 


xxx

25 octobre 2015


C’est donc à peu près entendu, la guerre de la France contre les organisations djihadistes qui dure déjà depuis vingt ans durera encore sans doute au moins autant. Dans le cadre de cette lutte, il est à peu près certain aussi que la foudre, la grande, celle qui fend les montagnes, ne nous épargnera pas éternellement. Les attaques de 2012 et 2015 ont été dures et surprenantes, en fait surtout dures parce que nous, nos dirigeants en premier lieu, avons été surpris alors que de nombreux éléments indiquaient que cela surviendrait. On ne peut introduire la notion de résilience dans le livre blanc de la défense de 2008 et n’en tenir aucun compte, se féliciter régulièrement de déjouer des attentats et ne pas assumer que nous ne pourrons jamais tous les éviter. Ces attaques, et même celles de janvier dernier, qui ont provoqué beaucoup d’émotion, ne sont pourtant encore que peu par rapport aux dizaines d’attentats massifs et d’attaques dynamiques qui ont frappé diverses nations du monde depuis 2001. La première des responsabilités serait d’expliquer que cela arrivera très probablement sur notre sol dans les semaines, mois ou années à venir. 

Cette grande attaque, par exemple sous la forme d’un commando venu de Libye éclatant en cellules autonomes de massacre au cœur de Marseille ou d’une équipe de snipers frappant les foules parisiennes une nuit du nouvel an…ou tout autre procédé pourvu qu’il soit stupéfiant, sera sans doute finalement bien traitée, c’est-à-dire contenue et réprimée, par les services de police. Le dispositif de l’opération Sentinelle, aura peut-être même cette fois une autre utilité que psychologique. Cela limitera les effets mais n’empêchera pas des dizaines, voire des centaines, de victimes et un immense choc. Tout cela a été parfaitement décrit par ailleurs, en particulier ici et ici.

Il reste à savoir ce qui se passera le jour d’après. Quelle sera la réponse à ce qui, bien plus qu’en janvier, ressemblera vraiment aux attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ? La France faisant partie des ennemis privilégiés de plusieurs organisations djihadistes, il est probable que tout cela a déjà été anticipé. Les discours forts sont déjà écrits, les actions diplomatiques, les plans de mobilisation des forces de réserve, ainsi que les plans d’engagement des forces déjà prêts pour vaincre l’ennemi…

C’est de l’ironie. Il est probable qu’il n’en est rien. S’il y a bien un message que la France a envoyé après les attentats de janvier c’est bien qu’elle avait été surprise et qu’elle le serait encore plus en cas événements particulièrement graves. Car il ne faut pas confondre les réactions qui ont suivi, le déploiement précipité des militaires dans les rues de métropole comme on injecte une forte dose d’anti-dépresseur, la légère inflexion dans la réduction des budgets et des effectifs, l’engagement momentané du groupe aéronaval dans le Golfe, la nième loi sur la sécurité, comme des signes d’une réelle stratégie. Une stratégie suppose en effet la définition d’un chemin vers la victoire et la fin de la guerre, et ce chemin on ne le voit guère. Pourtant, quand on cumule tous les moyens engagées dans la « guerre » annoncée par le Premier ministre en janvier, nous sommes au niveau de l’« engagement majeur » (une expression pour justement éviter le mot « guerre ») prévu par le Livre blanc de 2013 et certainement contre l’ennemi prévu par ce même document, tout simplement parce qu'il n'y en a aucun (juste toujours la même liste de menaces). La confusion n’est d’ailleurs toujours pas dissipée, le même Premier ministre qui déclarait la « guerre » annonce maintenant de fait des actions de « police » en Syrie.

L’épée est donc déjà sortie mais pour quel effet ? Nous avons engagé deux brigades dans les rues de métropole afin de rassurer un peu les Français, nous tentons d’endiguer les organisations armées nord-africaines avec 3 000 hommes et quelques aéronefs en limite d’un sous-continent très fragile et de la taille de l’Europe, quant à nos 12 avions de combat au Proche-Orient, ils réalisent 3 % d’une campagne de frappes qui n’obtient que des résultats mitigés contre l’Etat islamique. Le moins que l’on puisse dire est que vu de Raqqa notre contre-djihad manque singulièrement de punch et nous sommes pourtant à notre maximum.

Quel sera alors la réponse stratégique si un commando de l’Etat islamique ou d’al-Mourabitoune parvient à tuer d’un seul coup à tuer autant de civils que le Lashkar-e-Toiba à Mumbai en 2008, soit dix fois plus qu’à Paris en janvier dernier ?

Il faudra alors d’abord expliquer aux Français, pourquoi dans ce pays qui produit 2 200 milliards d’euros de richesse chaque année, l’Etat a la plus grande difficulté à en dégager 62 (99 si on avait continué le même effort qu'en 1990) pour assurer ses missions régaliennes, celles qui assurent la sécurité des Français avec une armée, une police, une système judiciaire et pénitentiaire, une diplomatie. Pire encore, il faudra expliquer pourquoi on a diminué en permanence ces moyens, pourquoi on a baissé la garde alors qu’on ne cessait de dire, y compris dans les documents officiels, que le monde qui nous entourait était toujours plus dangereux. Il sera alors difficile à la même classe politique qui a initié et organisé cette baisse de la garde depuis plus de vingt ans de persuader qu’elle est capable de porter le fer avec fermeté et efficacité contre l’ennemi. Que ceux qui ont provoqué le phénomène avec légèreté soit en mesure de le traiter avec gravité. Que ceux qui ont invoqué des contraintes extérieures pour ne pas agir, notamment européennes, soit capables d’un seul coup de s’y soustraire. Que ceux qui faisaient des affaires avec les monarchies du Golfe, y compris un ancien Président de la république et un ancien chef d’état-major des armées, n’ont pas fermé les yeux sur leur prosélytisme salafiste dévastateur.

La grande attaque sera peut-être le coup grâce, non pas de la France qui a résisté à bien plus, mais d’une certaine France. Le balancier permanent entre l’ouverture et la sécurité, pour l’instant oscillant, basculera largement du côté cette dernière dans un pays à cran. Les conséquences politiques internes en seront sans doute considérables, en particulier en période électorale. Les conséquences sociétales le seraient aussi, ce serait d’ailleurs peut-être un des objectifs de l’attaque. Il faudra gérer la crise autrement que par des slogans, des numéros verts et la désignation de « référents » antiracistes. Il faudra gérer des colères de tous côtés et on ne voit pas très bien comment cela évoluera.

Il y aura des conséquences aussi sur la vie internationale. Il sera difficile de ne pas réagir autrement que par des gestes symboliques ou de faible volume. Le problème est que nous n’avons pas vraiment les moyens de vaincre seuls une grande organisation armée comme l’Etat islamique. Non seulement nous avons réduit notre effort budgétaire, mais, en nous contentant de gérer, difficilement, le modèle de forces hérité de la guerre froide, et en raisonnant en termes de listes de menaces (« le terrorisme ») au lieu d’ennemis sur lequel nous modeler, nous avons un outil de défense apte à tout mais bon à vaincre aucun ennemi un peu important. A cet égard, la victoire au Mali ne doit pas faire illusion. Non seulement les groupes ennemis sur place ne disposait que de 3 000 hommes et si nous avons détruit leurs bases locales, nous ne les avons pas vaincus définitivement. Le combat continuait d’ailleurs, avant que nous décidions de nous en prendre aussi à l’Etat islamique, au moins vingt fois plus important en effectifs. Au final, nous tenterons bien des choses mais avec des moyens insuffisants en attendant, il faut l'espérer, ceux de la mobilisation mais qui viendront des années plus tard. En attendant, il faudra faire preuve d'intelligence, de ruse, et mener aussi une guerre implacable avec des moyens limités. On ne sent pas cependant l'imagination au pouvoir pour l'instant. 

La direction de la France est aujourd’hui dans un entre-deux, en paix mais déjà- à force de petites réactions -dans un « engagement majeur », inhibée devant la qualification de l’ennemi (toujours « terroristes » jamais « djihadistes »), bloquée même devant la notion même d’ennemi préférant parler de criminels, coincée devant le mot « guerre » tel un gouvernement de 1939, soucieuse de ne pas déplaire à ses gros clients, acceptant- malgré les événements- la dégradation de ses instruments de puissance, s’avouant impuissante à trouver des moyens supplémentaires pour protéger les Français (sa mission première). 

Ce brouillard ne durera pas. La grande attaque sera une épreuve terrible mais elle soulèvera le couvercle et permettra de constater, si nous sommes encore vivants ou déjà morts. 

151 commentaires:

  1. Je partage cette vision, Michel. Les Armées sont les seules sources de satisfaction de la Présidence depuis le début de cette mandature. Gageons qu'elles ne soient pas mises dans une situation inextricable...

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    1. Sentinelle ne nous a donc pas emmené dans une situation plus qu'inextricable.

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  2. A dire vrai, comme vous l'indiquez, j'ai toujours entendu dire que la France est traité comme l'un des pires ennemies des islamiques et je suis étonnée que nous n'ayons pas encore subit cette "grande attaque" ! Car je suis convaincue que les événements de janvier nous paraîtrons moindre (si j'ose dire) car c'est certain que cela arrivera... je pense également que, comme il me semble que vous aviez déjà fait mention dans un autre article, que les citoyens devraient également se sentir concernés et ne pas compter que sur les soldats qui protègent notre pays !

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    1. Je n'aurais pa pu ajouter quoi que ce soit sur votre post ! Je plussoies !

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    2. Mais si vous détenez le vieux fusil de chasse de votre arrière grand père vous êtes déjà dans le délit ! Comment voulez vous, vous défendre ? Si une partie de citoyens responsables étaient armés, que les pouvoirs publics excluaient systématiquement tous les étrangers et français de papiers hors du pays; il y aurait déjà une amélioration.......Mais "ILS" ont trop besoin des voix de ces derniers pour s'assoir sur le trône de la République......Tous ces gens dont a vomir !

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  3. Que ces propos me feraient plaisir, Michel, s'ils n'étaient pas si noirs et cruellement réalistes.
    Pour élargir un peu ce panorama géopolitique de la menace, quoique l'intervention récente et musclée, en Syrie, d'une certaine "superpuissance", contre laquelle nous avons, tous deux, été entraînés pendant des années à faire face, je note une expression qui m'est chère et à laquelle je fais souvent référence, face à des interlocuteurs souvent autistes : "tel un gouvernement de 1939"...

    Car cette faiblesse de nos nations développées occidentales ne concerne, malheureusement, pas seulement le Moyen-Orient.
    L'intervention unilatérale d'un membre de sécurité de l'ONU, sous la bannière de la défense des minorités de langue russe, en Crimée récemment, en Transnistrie précédemment, n'est pas sans rappeler les agissements clairement évoqués dans un opuscule, best-seller traduit en plusieurs langues.

    Le programme stratégique y était clairement écris. Puis vint la Guerre d'Espagne, l'Anschluss en Autriche, en Tchécoslovaquie...
    En face, pour notre part, le Front Populaire, dont certains aujourd'hui se réclament encore, désarmait voire (moralement) démobilisait, "œuvrait" pour la paix, jusqu'à la tragique invasion de la Pologne.
    Pendant 6 années, tous les voyants étaient au rouge. La "drôle de Guerre" a parachevée ce pitoyable épisode du 20e siècle.
    Il aura fallu des Churchill, des De Gaulle, pour mettre autant d'années pour vaincre l'hydre nazie.

    Alors, effectivement, je partage ton point de vue : celui d'un lanceur d'alerte", au sens noble du terme.
    Nous savons ce qu'il advient de nos forces, que nos élus (toutes tendances confondues), pour lesquels gouverner ne devrait-il pas être prévoir, ne font plus de stratégie, mais de la basse tactique électoraliste à très courte terme.

    En face de nous, deux monstres se dressent. L'un d'un genre nouveau : Daesh. L'autre en plein renouveau, face auquel nous ne sommes même pas capable de révéler à notre opinion publique, que le vol de la Malaysian, abattu en Ukraine et tuant près de 300 personnes, l'a été par un missile SA-11 Buk, tiré par la 53e Brigade de défense aérienne russe, basée habituellement à Kursk.

    Ce soir, je suis pessimiste.
    Car face à nos représentants, de quelque pays que ce soit, nous avons affaire à des forces sans limite et/ou sans loi.
    L'histoire se répète... parfois...
    Mais je ne vois poindre à l'horizon, ni Churchill, ni De Gaulle ...

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    1. Je crois que ce sont les pensées de beaucoup de personnes ayant contribué a la lutte dont vous faites mention . J'apprécie vivement votre et moi et tellement d'autres sont aussi pessimistes que vous lorsque l'on constate comment est gérer actuellement notre pays !

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    2. Le Front Populaire n'a rien désarmé. Revenez quelques années avant constatez les dégâts qu'on fait alors LAVAL sur le budget de la défense et PETAIN à la tête du Conseil Supérieur de la Guerre. Ces deux hommes avant de prendre le pouvoir en 40 sont également responsables de la défaite.

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    3. "...le vol de la Malaysian, abattu en Ukraine et tuant près de 300 personnes, l'a été par un missile SA-11 Buk, tiré par la 53e Brigade de défense aérienne russe..."

      Une affirmation bien péremptoire mais sans rien pour l'étayer, notamment le plus important : la FINALITE. Dans quel but les Russes aurait-ils voulu abattre cet avion ? Quel(s) avantage(s) auraient-ils espéré en retirer ? Et pourquoi dès le lendemain ou bien quelques jours plus tard, laissent-ils, en toute confiance, les enquêteurs internationaux récupérer tous les débris de l’avion ? Pour se faire inculper deux ans après car ils savent que c’est eux qui ont tiré et, donc, qu’il y a de vrais risques de se faire découvrir ? va ne tient pas la route.
      A moins de prendre les Russes pour de vrais idiots.. Mauvaise nouvelle : ils ne le sont pas. Naïfs, certes, parfois, lorsqu'ils croient en la bonne foi de leurs "partenaires" occidentaux (cf. Gorbatchev).

      Par contre l'utilité pour le nouveau pouvoir de Kiev (et ses sponsors) crève les yeux : diaboliser le Donbass et la Russie. D'ailleurs M. Minard parle bien de "monstres", en chœur avec les loups, comme il se doit.
      A moins qu'il ne s'agisse d'une nouvelle bavure des pieds-nickelés de la défense aérienne ukrainienne, qui auraient réédité leur "exploit" de 2001, lorsqu'ils abattirent le vol 1812 de Siberian Airlines Tel-Aviv - Novosibirsk au-dessus de la Mer Noire avec un S-200, lors d'un exercice...

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  4. Une excellente analyse ou prédiction, mais je ne sais pas quoi en faire ! depuis l’absurde chaos déclenché en Irak, ajouté à l’absence de volonté de vaincre en Afghanistan, je compte les jours avant l’arrivée de la foudre, je suis responsable sécurité et je ne peux rien faire à part attendre, personnes ne comprend mes craintes et l’obligation de se préparer en citoyen soucieux de ses obligations de défense. L’Isberg est en vue mais rien à craindre l’orchestre jouera jusqu’au bout. Peut-être faire de la Politique et gueuler avec les oies du capitole !

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  5. Pourquoi fabuler sur un onze septembre à la française, alors qu'une invasion "ottomane" en règle se déroule sous nous yeux en Allemagne et en Autriche, via les Balkans. L'auteur ne semble pas réaliser que l'Europe est envahie par des MILLIONS de jeunes musulmans qui peuvent se transformer en un instant en combattants. Que fait l'armée française associée aux armées européennes?: rien. Elle regarde passer le flot, comme l'armée allemande ou autrichienne. C'est à la fois tragique et surréaliste.

    21. Oktober 2015: Heute ist der schwärzeste Tag in meinem Leben. Ich musste mit eigenen Augen mit ansehen, wie um 11:30 Uhr etwa 5.000, durchwegs junge, durchtrainierte Männer die österreichische Grenze bei Spielfeld, völlig ungehindert und unkontrolliert, durchbrochen haben. Der österreichische Staat hat zur Durchsetzung seiner Souveränität und zum Schutze der österreichischen Bevölkerung seine Polizei- und Militärkräfte vor diesem Ansturm kapitulieren lassen. Ich musste mit ansehen, wie über eine Stunde etwa 5.000 Okkupanten in bedrohlicher, arroganter und auch aggressiver Art und Weise wie selbstverständlich österreichisches Staatsgebiet besetzten, ungeniert ihre Notdurft verrichteten, Müll in völlig unzivilisierter Manier einfach wegwarfen – all das sieht der Durchschnittsösterreicher nicht. Über all diese Ungeheuerlichkeiten berichten unsere Lügenmedien nicht.
    https://www.unzensuriert.at/content/0019082-Bundesheer-Major-Ich-war-der-Grenze-Es-herrscht-Krieg?utm_source=Unzensuriert-Infobrief&utm_medium=E-Mail&utm_campaign=Infobrief

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  6. l'analyse est très interessante et pleine de bons sens mais elle est incomplète, volontairement je pense vu le peu de démocratie qui existe dans ce pays et le manque de liberté de ton et d'expression.
    La grande attaque est effectivement un scénario probable mais en attendant l'invasion de centaines de milliers de migrants musulmans est un danger beaucoup plus grave car silencieux et difficilement réversible.
    Or cette invasion donne des bras à nos ennemis, qui, en cas d'attaques ou de troubles majeurs type 2005 en pire, pourront utilement semer le chaos dans nos démocraties totalement désarmées physiquement, psychologiquement et moralement.
    C'est bien un risque d'effondrement total que nous devons affronter, mais jepense que la dernière phrase de l'article l'indique clairement
    :-))

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    1. Vos prédictions se sont accomplies ! Nous sommes en 2017 au bord d'un virage en épingle et seuls les responsables de ce chaos savent ce qui va se passer ....JE SUIS DÉSESPÉRÉ PAR TANT DE TRAHISON DE NOS DIRIGEANTS §

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  7. Je vous trouve beaucoup trop optimiste. A mon avis, vous sous-estimez les capacités d'édredon de la société française, l'apathie comme mode de vie politique.

    J'espère me tromper. Mais, hélas, le passé récent donne peu de motif.

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  8. La France, plus grand ennemi de l'État islamique ? Pas sûr. Proie de choix, certainement. Nous sommes paradoxalement un des pays d'Europe dans lequel l'islam est le plus présent, et donc une tête de pont potentielle pour les musulmans conquérant. C'est justement une des raisons pour lesquelles, à mon avis, la France n'a pas le désir de s'opposer franchement aux organisations islamiques criminelles à l'extérieure : les musulmans sont déjà trop nombreux à l'intérieur, et il s'agit sinon d'éviter leur colère, du moins de conserver leurs suffrages.

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    1. C'est exactement le reflet de ma pensée publiée sur certains posts qui m'a valu d'être traité de tous les noms d'oiseaux ! J'ai l'impression que nos dirigeants ont déjà opté pour une capitulation en rase-campagne ! Et je crois que c'est exactement ce qui va se produire et ce flot de migrants n'est pas sorti du chapeau mais bien géré pour éradiquer le pays !
      J'espère me tromper !

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  9. Marc Pierre
    Bonjour à tous,
    Le 10 avril 1974, lors d'une session spéciale de l'Assemblée générale de l´ONU, le Président de la République algérienne Houari Boumediene prononce un discours relatif au Nouvel ordre économique international. Il met alors en garde le Nord que le déséquilibre démographique qui s'accentue entre le Sud et le Nord, s'il n'est pas résorbé à l'avenir, va amener des cohortes de gens du Sud vers le Nord. « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ». Sommes-nous au début de ce mouvement prédit ?
    Salutations

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    1. Oui. Cela rejoint également l'appel lancé par le président sénégalais Abou DIOUF, il y a plus 20 ans, qui invitait l'Occident à aider massivement les pays du Sud pour éviter que leurs populations "ne viennent chercher par la force ce qu'on refuse de leur donner"...
      Message non suivi d'effet par nos gouvernants qui n'ont pas changé d'une iota leur politique d'aide aux pays en voie de développement.( comme disait Robert BURON, ministre de de Gaulle :" l'aide payée par les pauvres des pays riches aux riches des pays pauvres".

      Cela rejoint également les propos que j'ai entendus sur EUROPE1 en juin 1981, après l'élection de MITTERRAND , ce traitre qui a instauré le "droit du sol"/ JP EL KABBACH recevait le n° 3 du Front Islamique du Salut qui a déclaré :
      "Monsieur El Kabbach, je ne saurai vous dire quand. 30 ans, 50 ans, 80 ans ou plus, mais c'est INELUCTABLE, LA FRANCE DEVIENDRA UNE REPUBLIQUE ISLAMIQUE !"
      nos gouvernants seraient-ils sourds?
      Non, mais seuls compte pour eux leur réelection ! donc on replâtre sans faire de vague...

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  10. Au départ, Michel Goya examine l'hypothèse "d’attentats massifs et d’attaques dynamiques" qui prendraient "la forme d’un commando venu de Libye éclatant en cellules autonomes de massacre au cœur de Marseille ou d’une équipe de snipers frappant les foules parisiennes une nuit du nouvel an", par exemple.

    Mais ce n'est pas tant la pertinence de ce scénario qui est analysée, puisque la "grande attaque" prendra certainement une forme surprenante susceptible de déjouer les prévisions, que la suite des opérations: quid du jour d'après? Cette grande attaque étant un casus belli, quelle sera la réponse stratégique? Sur ce, Michel Goya liste une série d'items et les passe en revue.

    Mais très rapidement, le fil de dial dérive vers un autre sujet: l'invasion musulmane, dont les effectifs varient selon les internautes.

    Oops23: "l'Europe est envahie par des MILLIONS de jeunes musulmans qui peuvent se transformer en un instant en combattants." Bon, c'est pas gai tout ça.

    Arnaud: " l'invasion de centaines de milliers de migrants musulmans est un danger beaucoup plus grave car silencieux et difficilement réversible." On est passé aux centaines de milliers, il y en a qui ont dû se perdre en cours de route.

    Alors, combien sont-ils au juste? On l'ignore. Prudent, Paul Fortune élude la controverse sur les chiffres: "Nous sommes paradoxalement un des pays d'Europe dans lequel l'islam est le plus présent, et donc une tête de pont potentielle pour les musulmans conquérants".

    Marc Pierre mobilise l'histoire en citant Boumedienne à l'ONU: "Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire". Fichtre! Il va falloir se battre contre des ventres.

    Tout ça c'est très bien, mais le sujet de départ, c'était: quelle réponse stratégique à une "grande attaque"? Pas une invasion. On voit bien qu'il est difficile de faire partager une réflexion stratégique, parce que les gens y participent avec leurs passions ou leurs craintes, sans forcément coller au sujet. Cela dit, il est possible de faire des ponts. L'un des items abordés dans le post était la forte probabilité d'un repli sécuritaire dans une France à cran.

    Si l'on part de l'idée que les 4 coms cités reflètent fidèlement une des composantes de l'opinion publique française d'aujourd'hui, avant la survenance d'une "grande attaque" il est effectivement possible d'imaginer que cette composante, qui n'est actuellement pas majoritaire, le devienne et s'impose.

    Le problème que cela posera, à mon avis, vient de ce que cette hantise de l'invasion musulmane ne correspond pas à la réalité stratégique. Si une majorité de la population française travaille avec une représentation mentale du réel qui ne correspond pas à la situation réelle, l'autorité politique pourra difficilement mettre en œuvre une autre vision stratégique sans déclencher l'hostilité ou la méfiance de cette opinion publique.

    Or, la réponse à une invasion et la réponse à une agression sont très différentes: on ne fait pas la même guerre. Si l'opinion publique adhère massivement à un modèle stratégique inadapté aux circonstances, je nous prédis quelques difficultés à gagner la guerre. Et on ne parlera plus de 1939, mais de 1940...

    L'autorité militaire devra donc avoir le courage de dire au peuple qu'il se goure.

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  11. Je n'ai effectivement pas parlé d'invasion, qui ne fait pas partie de mes fantasmes. Sinon, je dois me considérer comme agent infiltré issue de l'invasion massive espagnole qui a fuit le franquisme, à la grande horreur de l'extrême droite française qui n'avait pas de mots assez durs sur ces métèques rouges.

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    1. Les deux vagues d'immigration ne sont pas comparables, ni en quantité ni en culture. Comparaison n'est pas raison.

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    2. Ne pensez-vous pas que l'opinion avait des raisons, dans le contexte où elle se trouvait à l'époque, de se méfier d'une vague de participants à une guerre civile, dont une partie d'une extrême-gauche dangereuse ?

      Début 1939, la France s'attendait avec appréhension à une guerre contre l'Allemagne nazie, depuis Munich. Et la révolution russe, avec ses horreurs en partie connue, datait d'à peine 20 ans. Ce n'est quand même pas rien, et le comportement de l'extrême gauche à Barcelone a dégouté un Orwell par exemple.

      De toute façon, la réaction des pouvoirs publics avait été assez différente de celle qu'on observe avec les réfugiés musulmans. En particulier, les réfugiés potentiellement dangereux avaient été regroupés dans un camp soigneusement contrôlé (à la différence des autres camps de réfugiés, plutôt rustiques au début parait-il, mais dont il était relativement facile de sortir).

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    3. Mais c'étaient des chrétiens, ce qui changent TOUT !

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    4. @Christan LEMORIEUX

      Belle remarque pour une République Laïque !

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    5. Hum, les républicains espagnols étaient des ''bouffeurs de curés'' comme ont disait à l'époque ;)

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  12. @tshcok
    j'aprouve une partie de votre commentaire qui est assez pertinent ;-)
    Il y a une invasion réelle de l'europe et notamment de notre pays, il suffit d'ouvrir les yeux et sortir du 16°. Dans certaines banlieues ùu quartiers, il n'y a tout simplement plus de "blancs" et ce phénomène s'amplifie. Les millions sont là et augmentent avec des centaines de milliers de nouveaux arrivants.
    L'invasion silencieuse (par le regroupement familial, l'immigration irrégulière, les "étudiants"...) est devenu avec la crise des migrants impossible à masquer aux français. La multiplication des camps, la dissémination dans toutes les villes et villages se met en place, c'est un fait.
    Nous sommes face à deux scénarii: une série d'attaques violentes terroristes qui feront ouvrir les yeux sur la réalité de la guerre menée par l'EI et/ou une lente submersion de notre société par une nouvelle, importée, avec une religion dominante qui a éradiqué partout ailleurs ses opposants.

    Dans les deux cas la dernière phrase du Col Goya est d'actualité: sommes nous encore vivants?

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    1. Peut-être allez-vous me trouver, cette fois-ci, impertinent. Dans votre com du 26/10 à 19.35, vous avez fait deux choses:

      - Vous avez opposé un scénario d'invasion par l'immigration à un scénario d'agression par le terrorisme en affirmant que le premier était beaucoup plus grave et mortel que l'autre.

      - Vous avez tenté de prendre l'ascendant sur Michel Goya en lui disant non seulement qu'il se trompait, mais en suggérant qu'il n'était pas libre de ses opinions, soit parce qu'il serait servile, soit parce qu'il subirait une censure. Par opposition, vous vous êtes ainsi posé en libre penseur.

      Ce que je vous dis: après la survenance d'une "grande attaque", les gens comme vous tenteront de prendre l'ascendant sur les gens comme lui et il est tout à fait possible que votre point de vue s'impose majoritairement dans l'opinion publique.

      Il est donc tout à fait possible que le peuple français parte sur un modèle intellectuel complètement décalé, ce qui est à peu près le meilleur moyen de perdre la guerre, compte tenu de nos moyens militaires, qui sont réduits et qui doivent donc être employés avec le plus haut degré d'adéquation possible au réel, pas aux fantasmes. Si la France avait la première armée du monde, on pourrait se payer le luxe de se tromper de guerre. Mais l'économie des moyens nous force à l'intelligence et au réalisme.

      La thèse de l'invasion musulmane, qui serait fatale à "la race blanche et catholique" de Nadine Morano, donc à la pérennité d'une conception ethnico-religieuse de la nation française que l'histoire de France n'a, en réalité, pas vraiment retenue, puisque nous fonctionnons plutôt sur les conceptions d'Ernest Renan, relève de l'angoisse identitaire C'est une question sociétale ou politique, mais pas stratégique.

      Oui, la population française change effectivement de nature: il y a plus de Noirs, d'Arabes ou de musulmans ou de jaunes, de verts ou tout ce que vous voulez dans la France de 2015 que dans celle du baptême de Clovis en 498. Oui, on est en droit de s'en faire un psychodrame. Bon, il va falloir s'y faire - ou pas - on verra. Votez FN ou PS ou Républicains, c'est vous qui voyez.

      Mais ces deux questions sont distinctes.

      Je vois bien que vous tentez le"mix": intégrer l'agression terroriste à l'invasion musulmane en expliquant l'une par l'autre, c'est-à-dire assimiler le migrant au terroriste. On peut prédire que vous verrez sans doute dans la "grande attaque" la confirmation de vos thèses sur l'invasion musulmane et on peut également parier que ce "mix" sera massivement fait dans l'opinion publique. Il l'est déjà, d'ailleurs.

      Comme nous ne serons plus vraiment en état de réfléchir à ce genre de choses après une "grande attaque", il vaut mieux y penser avant et ranger précieusement dans un coin de notre cerveau cette consigne, qui nous servira le moment venu: distinguer l'invasion (musulmane) de l'agression (terroriste).

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    2. Impertinent non, complètement à coté de la plaque oui.
      1° je n'oppose pas les deux scenarii, je considère qu'ils sont concomitants et se complèteront.
      2° prendre l'ascendant sur M Goya???? j'hallucine. Je dis et je maintiens qu'il n'est probablement pas libre totalement de son expression. Quelques exemples passés sur l'attitude du CABMINDEF sur l'expression des cadres et des enseignants me permet d'être sur de mon assertion. Mon point de vue est personnel et ne vise qu'a débattre pas à contraindre, petite nuance subtile qui a du vous échapper.
      L'état d'esprit du peuple français est strictement inconnu, je ne crois pas aux sondages, analyses et autres effectuées actuellement tellement tout est orienté et contraint. Seuls des évènements pourront dire la réalité.

      Contrairement à votre insinuation, je suis un fervent adepte de Renan, et pour avoir servi dans la Légion étrangere, je préfère de loin les "étrangers" que j'ai eu l'honneur de commander et qui ont servi mon pays que beaucoup de mes compatriotes qui se fichent du pays.

      La thèse de l'invasion musulmane ne vous en déplaise est réelle, et elle porte en elle des germes de troubles graves car pour beaucoup d'entre eux la communauté (oumma) est prioritaire sur le reste notamment du fait de la religion. Ce n'était pas le cas des vagues migratoires précédentes (espagnols italiens polonais,arméniens) qui ont tout fait pour s'intégrer bien que les esprits malintentionnés tentent de nous faire croire le contraire.
      Pour avoir vu les conflits depuis 1990, tous sont interethniques que ce soit en Europe ou ailleurs. Or on voit bien que l'intégration des immigrés récents ne se fait pas et ne se fera pas sauf à renier nos lois et coutumes. Peut être est ce notre futur mais visiblement beaucoup de français ne semblent pas être d'accords?

      Alors oui il y aura un mix entre l'arrivée massive de migrants majoritairement musulmans et une attaque menée par des gens au nom de leur religion.

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    3. @ Tschok

      Je cite Renan : "« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

      Je pose donc une première question : quelle est la volonté de vivre ensemble et de faire vivre l'héritage historique des nouveaux venus?
      Je pose une autre question : dans quelle mesure peut-on considérer les "vapeurs" qui saisissent nos leaders politico-médiatiques lorsque les questions d'identité nationale sont abordées comme une volonté de refuser l'héritage?

      CNE VQE

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    4. De toute façon, Renan c'était légèrement conjoncturel. Il s'agissait de prendre position face à l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine, et d'expliquer pourquoi elle n'était pas justifiée.

      C'est un peu comme le droit du sol : initialement, il s'agissait de conduire les belges, etc travaillant en France à donner la citoyenneté française à leurs enfants, pour qu'ils soient soumis aux obligations militaires.
      Ce n'est qu'après coup que c'est devenu un fétiche de la gauche soixante-huitarde, par un contresens complet sur le but du dispositif.

      Le rôle des choix politiques n'est quand même pas de rendre le pays ingérable, donc il faut voir les textes dans leur époque et opter pour des solutions pragmatiques.

      Prenez les Britanniques : ils sont quand même (un peu) moins cons que nous, puisqu'ils ne sont ni dans l'euro ni dans Schengen. Et leur pays est moderne, merci pour eux.
      Prenez aussi les Japonais : un pays à la pointe de la modernité, avec une immigration très faible, et aucun emmerdeur à ce titre.

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    5. @anonyme

      Renan a su décrire en quelques mots ce qui fait un peuple et qui peut s'appliquer un peu partout... de la Chine en passant par le Mexique et autres...
      Ce qui est exaspérant c'est que l'on dénie aux français le droit de faire perdurer cette définition, tout en nous obligeant à accepter l'autre avec ce qu'il importe même si c'est en contradiction avec tout ce qui peut rassembler les français.
      Toynbee disait qu'une civilisation ne meurt pas mais se suicide, je crois que nous y sommes.

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    6. @ arnaud
      Il nous faut retrouver la liberté de penser. J'ai au sein même de ma famille des exemples consternant des filtres et cloisonnement mentaux qui interdisent aux individus de parler de ce qu'ils voient. Face à des faits, les individus sont enfermés dans des schémas de pensée et ne peuvent en sortir qu'au prix d'efforts terribles. Par exemple, il est pour un individu terriblement coûteux d'envisager de nommer ce qui se passe du point de vue migratoire actuellement. Il est terriblement coûteux de nommer les dérives islamistes. Parce que les schémas de pensée prémâchés que nous livre la presse nous interdisent de dire ce qui est. Les journalistes appellent cela l'angle de traitement d'une information. Face à un fait brut: exemple vague migratoire sans précédent dans l'histoire de France, on nous applique le filtre "nous en accueillerons 24000 en 3 ans" Ce qui est bien sur complètement faux. Mais ça marche. Face à la Burqa que l'on voit proliférer dans nos rues, on nous calque "1800 individus environs recensés en France" ce qui est évidemment faux. D'une part parce qu'on ne voit pas comment la police pourrait faire ce décompte, et que d'autres part, sur de petites communes, on en voit déjà tellement que la statistique n'a aucun sens. Ensuite, de bonnes âmes se chargent de diffuser le message "l'immigrations est une chance pour la France" ou "statistiquement ça ne représente rien" ce qui est encore plus faux. Voir: "on se focalise sur ce débat mineur qu'est le voile". Il n'est bien sur pas mineur de constater l'emprise salafiste en France. En claire, essayons de renverser la table. Essayons d'avoir encore une fois la possibilité de dire, voir d'écrire ce que l'on voit et d'écarter des marches du pouvoir ceux qui nous interdisent de dire ce que l'on voit. C'est cette forme de dictature intellectuelle qu'il nous faut bannir.La démocratie, c'est "cause toujours", la dictature c'est "ferme ta gueule". A grand coup de modération en tout genre et de débats encadrés voire tronqués, les gens vivent en dictature en France. C'est inadmissible.

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    7. @ arnaud
      Il nous faut retrouver la liberté de penser. J'ai au sein même de ma famille des exemples consternant des filtres et cloisonnement mentaux qui interdisent aux individus de parler de ce qu'ils voient. Face à des faits, les individus sont enfermés dans des schémas de pensée et ne peuvent en sortir qu'au prix d'efforts terribles. Par exemple, il est pour un individu terriblement coûteux d'envisager de nommer ce qui se passe du point de vue migratoire actuellement. Il est terriblement coûteux de nommer les dérives islamistes. Parce que les schémas de pensée prémâchés que nous livre la presse nous interdisent de dire ce qui est. Les journalistes appellent cela l'angle de traitement d'une information. Face à un fait brut: exemple vague migratoire sans précédent dans l'histoire de France, on nous applique le filtre "nous en accueillerons 24000 en 3 ans" Ce qui est bien sur complètement faux. Mais ça marche. Face à la Burqa que l'on voit proliférer dans nos rues, on nous calque "1800 individus environs recensés en France" ce qui est évidemment faux. D'une part parce qu'on ne voit pas comment la police pourrait faire ce décompte, et que d'autres part, sur de petites communes, on en voit déjà tellement que la statistique n'a aucun sens. Ensuite, de bonnes âmes se chargent de diffuser le message "l'immigrations est une chance pour la France" ou "statistiquement ça ne représente rien" ce qui est encore plus faux. Voir: "on se focalise sur ce débat mineur qu'est le voile". Il n'est bien sur pas mineur de constater l'emprise salafiste en France. En claire, essayons de renverser la table. Essayons d'avoir encore une fois la possibilité de dire, voir d'écrire ce que l'on voit et d'écarter des marches du pouvoir ceux qui nous interdisent de dire ce que l'on voit. C'est cette forme de dictature intellectuelle qu'il nous faut bannir.La démocratie, c'est "cause toujours", la dictature c'est "ferme ta gueule". A grand coup de modération en tout genre et de débats encadrés voire tronqués, les gens vivent en dictature en France. C'est inadmissible.

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  13. Bravo mon Colonel continuez à sonner l'alerte car la grande muette mérite son surnom, je ne pense pas malheureusement que la solution viendra du monde politique ni de ses extrêmes mais que face à un possible électrochoc tel que vous l'évoquez les français se trouveront l'homme providentiel qui les sauvera.
    Heureusement que dans notre pays on ne sacrifie pas encore le porteur de funestes nouvelles !!

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  14. Si AQMI, Daesh ou une autre organisation prend pour cible la FRance, ce sera bien pour déclencher une réaction en chaîne.
    Pour être clair:
    - Attaque terroriste de masse
    - Choc émotionnel majeur de la population française
    - Cerveaux neutralisés par les émotions: les tabous tombent
    - Replis sécuritaire, et politique vers l'extrème droite
    - exactions et agressions/violences contre des Français musulmans (les pauvres n'y seront pour rien)
    - réaction violente des Français musulmans
    - la suite: intervention de l'armée française dans nos cités pour tenter de rétablir la paix, la police et la gendarmerie étant complètement dépassées (elles le sont déjà après Charlie Hebdo, on le voit bien avec Sentinelle).

    Ce qu'on appelle une spirale somme toute classique d'action/réaction, recherchée et déjà appliquée par tous les va-t-en guerre et mouvements insurrectionnels du monde

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  15. Curmudgeon :

    Le traitement sera plus délicat si, au lieu d'attaquants assez facilement identifiables, ayant eux-mêmes choisi de mourir en martyr (shahîd), avec l'approbation de la majorité des savants de l'islam, on se trouve devant des explosions télécommandées, des attaques chimiques, des incendies.

    Inévitablement, certains commentateurs ont évoqué l'existence d'une importante communauté musulmane sur place. Malgré les entraînements dus à l'esprit de solidarité, il n'est pas certain que la collusion plus ou moins publique avec les attaquants serait générales (sauf peut-être chez les plus jeunes ?). On peut estimer à moins des trois quarts la proportion des musulmans animés par un esprit de groupe clair : 70 % des musulmans en France observent le ramadan, et 70 % sont plutôt ou tout à fait favorables au port du voile. Le noyau dur est toutefois bien plus réduit. Je pense qu'on peut l'estimer à environ 20 % (ce qui est déjà notable) sur la base des données suivantes. C'est dans ce noyau dur que pourraent se manifester prioritairement les aides aux combattants.

    Un sondage CSA auprès de musulmans pour Le Monde des Religions (Islam et citoyenneté, 2008) indique notamment ce qui suit. Pour l'application de la charia en France : 38 % non dans un pays non musulman, 37 % oui en partie, 17 % oui intégralement. Se sentebt d'abord Français 14 %, autant Français que musulman 60 %, d'abord musulman 22%. Pour l'autorisation de la polygamie chezbles musulmans en France : 22 %. Assez ou tout à fait opposé à la séparation entr Etat et religions : 17 %. Plutôt ou tout à fait partisan de la soumission de la femme à son mari : 18 %. Au vu de ces données, et sans garantie que les ensembles se superposent fortement pour les cinq questions, j'avance donc que le noyau dur des musulmans en France est de l'ordre de 20 %. Bien entendu, rigorisme n'implique pas nécessairement action violente des intéressés. Mais il peut conduire à la complaisance pour l'action violente, donc fournir un milieu numériquement assez important pour faciliter l'action d'attaquants ouverts ou dissimulés.

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  16. Il est déjà trop tard nous avons voulu la paix dans le déshonneur du profit politique à court terme en croyant que nos alliés nous protégerons en dernier recours et bien nous aurons la guerre civile. Dans 15 ans nous serons minoritaires dans la ville où je réside c'est déjà le cas et maintenant c'est la communauté des communes qui en prend le chemin, je travaille avec des musulmans qui sont des gens bien mais ils feront toujours le choix de l'oumma et donc suivront les 20 % mais contrairement à ce que l'on croit ils le feront d'une manière démocratique en s'adossant sur un parti islamique c'est ensuite que les "gaulois" comprenant que les jeux sont fait prendront les armes !
    Nous sommes tellement imbu de nous mêmes que nous nous apercevons même pas qu'ils n'ont pas besoin de s'emparer de cette terre par la force puisqu'ils y sont déjà et nous en faisons venir encore.....

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  17. La grande attaque du colonel Goya fait partie des possibilités, mais des actions du type de ce qui se passe actuellement en Palestine sont aussi très possibles et sans doute plus faciles à réaliser. Il faut pour cela un vivier : il existe et l'exemple de ce qui se passe en Cisjordanie et à Jérusalem a souvent motivé. Je ne crois pas par contre à une révolte type de ce qui s'est passé dans les banlieues : la situation est différente et on n'est plus dans le "grand jeu scout" qui expliquait aussi l'attitude de bien des jeunes à l'époque. Poignarder des passants au hasard dans la rue aurait un effet dévastateur et il n'y aurait rien de tel pour susciter crainte, méfiance et réaction violente d'une partie de la population. Quand on monte aux extrèmes, personne ne peut prévoir les réactions que cela entraîne. Pour ma part, c'est beaucoup plus un scénario de ce type que je crains

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  18. Il y a une dizaine d'année l' Espagne a subit une attaque majeure , est ce qu'on peut dire que les espagnols ont fondamentalement changer leur vie de tout les jours par rapport à nous ,je ne crois pas .Les préoccupations concrète des français et non pas de sondage sont bien plus terre a terre que les risques islamistes ,en soi c'est un peu de la résilience !même si cela n'est pas la plus noble ,mais bon .Il en faudra vraiment beaucoup pour que notre pays se considère en guerre ,un très gros attentat peut provoquer peur et colère ou aussi l'unité ,mais surement pas le sentiment que le pays peut être détruit ou a le besoin de doublé son budget de défense .Bien fini le monde binaire de la guerre froide et de ses dictateurs a la botte ,une période ou d'ailleurs nous n’étions guère meilleur au niveau budget et pénurie de certains moyens par rapport aux risques,pas nouveau que l'on vende des armements plus moderne que les notre à des pays douteux.De toute manière il serait bien réducteur de voir nos problèmes de "puissance" par le seul prisme de nos moyens militaires ,attentat ou pas (je ne sais pas prédire l'avenir et je n'y voit pas un grand intérêt).

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    1. pas d'accord. chaque pays européen a subi ce type d'attaque (france année 1995, angleterre, espagne).
      il y a eu des mesurettes techniques c'est tout.
      Le fait nouveau est la multiplication par des cellules isolées d'attaques low cost sur des cibles pas ou peu protégées.
      les attaques au couteau ne sont à priori pas le vecteur car le contexte palestinien est différent.

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    2. pas d'accord sur quoi ?si c'est pour dire que nous avons eu l’équivalent des attentats de Madrid en 2004 en France ,alors là je confirme c'est non ,et en plus nous n'avons jamais eu une menace intérieur du niveau de ETA .Je pense vraiment que pour l'instant le plus grave pour les francais c'est une coupure d’électricité ou d'internet ,quoique dans ce dernier cas cela nous ferait peut être du bien .

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    3. @mich
      je maintiens. les attaques à madrid londres et paris étaient comparables même s'il y a eu moins de morts à Paris.
      Que vient faire l'ETA là dedans? L'ETA n'est pas une organisation religieuse voulant imposer son modèle fascisant.
      Là ou je vous rejoint par contre c'est sur le niveau des problèmes pour le français actuel: la coupure d'internet ou de l'électricité sera un vrai drame ;-)

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    4. II me semble quand même, que l'Espagne s'est retirée de la coalition après l'attentat évoqué.

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  19. Pour rebondir sur les propos de Curmu et de BT, la 5 eme colonne est déjà là et massivement là.
    20 % selon Curmu ça doit nous faire pas loin du million. Le tout bien réparti sur le territoire.
    et les entrées continuent massivement doublée d'une natalité forte (quasi 1 sur 2 avec une origine Afrique en Ile de France).
    Si j'étais DAESH (ou equiv) j'oublierai la France et je laisserai le temps faire. dans 20 à 30 ans la masse critique sera largement atteinte et la bascule se fera naturellement.
    En revanche un attentat massif actuellement pourrait perturber ce mouvement de colonisation douce et entrainer de gros troubles.
    Mais comme Arnaud, il en faudra pour qu'une réaction se produise. Et dans tous les cas il faudra l'émergence (l'apparition ?) de leaders pour catalyser et canaliser les tensions.
    Dans ce cas on part en guerre civile avec d'un côté les gaulois et peut être leur armée, sans moyens (dépouillée et actuellement réduite à la portion congrue), et d'autre part des groupes ethnico religieux soutenus financièrement sans limite.
    j'oubliais, pas question de chercher une quelconque aide des pays voisins, ils sont dans le même état que la France et auront aussi leurs guerres civiles à faire.
    la question est , à quel moment est ce opportun de déclencher des hostilités ?
    Quant à Tschok, évidemment en logique pure on distingue invasion de attaque. sauf que la deuxième sera facilité par la première. et pour revenir à un fondamental, s'il n'y avait pas de migrants africains il n'y aurait pas de problème avec d'éventuels ressortissants africains.
    cet aphorisme est dans toutes les têtes (blondes) actuellement.
    alors en cas de carnage quelconque l'amalgame n'aura même pas à être fait, ce n'en sera que la confirmation.
    Mais à trop vouloir raisonner on le fait comme un cloche fêlée.

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  20. Je suis impressionné par ces commentaires où j'apprends que l'invasion de la France par les hordes de Musulmans, qui refusent de s'intégrer (d'arrêter d'être Musulmans et de couleur en fait, quels cons) à cette belle RF qui les rejette, est non seulement en cours mais impossible à contenir. Et que c'est déjà foutu. Ils sont partout ! Ils deviennent majoritaires dans certaines villes ! Non pas parce que les blancs les fuient mais parce qu'ils font des enfants !
    Imaginez, dans 30 ans c'est fini ! Quand bien même les estimations donnent 10% de la population française musulmane d'ici là. Sachant qu'on doit surement avoir plus de racistes, j'étais persuadé qu'on pourrait tenir le coup.
    Et ils auront fait un parti islamiste, quelle horreur dans notre république laïque, imaginez, c'est comme si un parti chrétien existait ! Et il pourrait arriver au pouvoir !
    Bon après, j'avoue que si ce sont juste les Gaulois qui sont menacés, je peux comprendre, il ne doit pas en rester beaucoup, entre les invasions romaines et barbares...
    Cela dit, si c'était vrai, je dirais que l'Histoire aime les retours de bâton. Mais c'est mon côté cynique.

    Sinon, j'aime beaucoup le fait qu'on parle du Japon et des suicides de civilisations. Parce que dans le genre suicide par entêtement à refuser l'immigration quand on subit une crise démographique, le Japon se pose là.

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    1. Quelle agressivité ! Êtes vous personnellement concerné ?

      "(d'arrêter d'être Musulmans et de couleur en fait, quels cons) à cette belle RF qui les rejette"

      Il est habituel, face à ce type d'assertion, de faire remarquer que les immigrés venant de l'ex Indochine sont jaunes, parfois bouddhistes...et qu'on n'entend jamais parler d'eux, sauf parfois en bien. Comment l'expliquez-vous ?

      Comment expliquez-vous que partout dans le monde, et pas uniquement en France, il y a de l'intolérance de la part d'une certaine population, des émeutes urbaines, des manifestations aux quatre coins du monde au sujet de caricatures, des attentats ?

      Pourquoi, dans les fameux établissements scolaires de banlieue, les jeunes filles ayant un ascendant venant d'AFN ont-elles des résultats scolaires comparables aux jeunes filles de la population majoritaire, alors que les jeunes hommes ayant un ascendant venant d'AFN ont un taux d'échec double ?

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    2. @anonyme

      pour le Japon, le premier ministre japonais, interrogé sur le déficit démographique avait été interrogé sur l'immigration et la nécessité de l'autoriser. Sa réponse a été limpide: "pour avoir les mêmes problèmes que la france?

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    3. "Et ils auront fait un parti islamiste, quelle horreur dans notre république laïque, imaginez, c'est comme si un parti chrétien existait !"
      Tout le problème est là. Vous faites ce qu'on pourrait appeler du négationnisme culturel. Faire croire à tout le monde qu'un parti national chrétien= un parti national musulman en france, c'est soit d'une inculture totale, soit le fait d'un biais idéologique. La France ne s'est jamais déchristianisée culturellement, elle s'est détachée de la religion en tant que pouvoir. La morale chrétienne très prégnante, même chez les athées.

      " l'Histoire aime les retours de bâton. Mais c'est mon côté cynique."
      Tiens voilà la haine de soi. Vous n'aimez pas vraiment la france et ses valeurs, en fait vous vous en foutez. Très bien, mais sachez tout de même que la France ne s'est pas construite et préservée avec ce genre de haine de soi. Moi j'aime la France et ses valeurs, et je n'aime pas quand elle s'en prend une dans la gueule. Vous êtes le style parfait, avec votre discours tout le monde va finir par voter biiieennnn à droite.

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  21. Curmudgeon 1/2 (avec mes excuses pour le fait que je m'éloigne quelque peu du thème du billet de Michel Goya) :

    En prenant les choses dans une certaine direction, un commentateur parle plus haut des musulmans "qui refusent de s'intégrer (d'arrêter d'être Musulmans et de couleur en fait, quels cons) à cette belle RF qui les rejette". La situation résulterait en somme d'un rejet initial de la République française. (Au passage, la couleur de la peau n'a rien à voir là-dedans).

    Or le point de vue auquel il est indispensable de se placer en premier lieu pour comprendre les enjeux, c'est évidemment celui des musulmans sérieusement attachés à leur Dîn (religion + système de vie à visée totale). Et c'est cette perspective que j'adopte, justement parce que je ne prends pas les musulmans pour des "cons". Je prends l'islam au sérieux, selon l'image que les musulmans s'en font. Il vaut mieux si on souhaite éviter les mauvaises surprises.

    Et là, comme La Palice l'avait prévu, la direction est renversée. Pour les musulmans, la France ne cesserait véritablement de les "rejeter" qu'à une condition : en acceptant sur son territoire l'empire de ce qu'implique logiquement le Dîn voulu par Dieu pour l'humanité entière. Voir au passage l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme en islam, Le Caire, 1990, signée par tous les pays musulmans. Il faut savoir le lire, il s'agit de la fitra. Et c'est à cause de quoi les représentants des musulmans se fâchent dès qu'on leur demande de reconnaître le droit de changer de religion, même en France. Pourquoi reconnaître ce que Dieu interdit ? Mais nos contemporains occidentaux parviennent-ils à concevoir ce qu'est une impiété abominable ? Ça demande un effort d'imagination dont ils sont devenus incapables.

    Et donc, vu du côté où il faut voir les choses pour les comprendre, le côté musulman, pour que cesse ce "rejet" malvenu à l'encontre des musulmans, quelle serait la solution véritable ? Elle est simple : il faut que la France accepte la charia. La charia est divine, même si les dispositions particulières du fiqh en sont humainement dérivées selon des variations des écoles juridiques (s'extasier sur leur existence, qui montrerait à quel point l'islam serait divers et dénué de toute essence cernable, c'est faire preuve d'une candeur pénible à observer).

    Le sondage que j'ai mentionné semble indiquer que plus de la moitié des musulmans de France sont en faveur de l'application totale ou partielle de ladite charia en France. Ce n'est pas rien. On trouvera des données analogues dans d'autres sondages pour les pays européens et l'Amérique du nord. Voir par exemple le site islamsurveyed. (Pour l'attitude des musulmans dans les pays musulmans, voir le sondage réalisé pour le Pew Research Center, 30 avril 2013).

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  22. Curmudgeon 2/3 :

    Le hic, c'est que la charia est bien évidemment incompatible avec nos lois, nos coutumes et usages, nos institutions, nos principes constitutionnels, et tout le legs de notre Histoire (sauf, bien entendu, si on décide que tout cela n'a désormais aucune légitimité, la légitimité étant toujours celle de l'Autre, seul habilité à revendiquer une identité). L'islam est tout autant incompatible avec la civilisation indienne ou avec la civilisation chinoise, par exemple.

    Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si, en toute cohérence, la Cour européenne des droits de l'homme a, par deux fois, déclaré la charia contraire à la Convention européenne des droits de l'homme (arrêt du 31 juillet 2001 et confirmation du 13 février 2003). Les hommes politiques français qui répètent que l'islam est parfaitement compatible avec "les valeurs de la République" ignorent la chose, comme, au demeurant, ils ignorent absolument tout sur l'islam. (Le jugement de la CEDH concerne d'ailleurs tous les signataires de la Convention, républiques ou pas.).

    On peut décider de voir dans ce jugement de la CEDH une manifestation odieusement unilatérale et intolérante de "rejet", qui contrecarrerait la construction d'une société "multiculturelle", comme on dit (multiculturalisme dont la nature précise et les implications ne sont jamais examinées ; il ne peut pas s'agir d'une simple coexistence entre la blanquette de veau, le couscous, les nems et les sushis).

    Malheureusement pour les bons sentiments, le fait demeure que, à moins d'une réforme d'une radicalité inouïe atteignant le cœur doctrinal du Coran et de la Sunna du Prophète (je ne développe pas), réforme qui n'a jamais eu lieu depuis plus d'un millénaire, une fois fermée de facto la porte de l'ijtihâd, l'islam nous est antagoniste. Même l'ahmadisme est une avancée largement inaboutie.

    C'est l'islam qui se présente lui-même (je dis bien lui-même, ab initio et sans changement) comme incompatible avec tout ce qui n'est pas lui. Cette incompatibilité radicale ne cesserait que si le monde entier était le dar al-islam = dar al-salam.

    La doctrine divine de l'islam édicte que, dans les situations qui lui sont favorables, une fois rejetée la da'wa (l'invite à "revenir" à l'islam), le choix est, au mieux, entre la sujétion du dhimmi et son élimination. C'est sous nos yeux que l'Etat islamique applique scrupuleusement cette doctrine, à vitesse foudroyante, et sans aménité excessive, mais de façon parfaitement orthodoxe. Pour s'en étonner, il faut vraiment ne rien savoir de l'islam tel que les oulémas disent qu'il est ; et ce sont les mieux placés. Un peu mieux placés, il se pourrait, que MM. Cameron, Hollande, Valls, Juppé et autres lumières du monde politique.

    On se fera un plaisir de rappeler à cette occasion que les musulmans les plus pieux, très exacts dans l'observance des cinq prières journalières, ceux dont on nous dit qu'ils souffrent d'un inique "rejet", appellent systématiquement la réprobation divine sur les juifs et sur les chrétiens plus de 6000 fois par an en récitant la fin de la Fatiha. Et cela sur le territoire de la France. C'est Dieu Lui-même qui leur enjoint de le faire dans la première sourate. Ils ne peuvent s'y dérober. Je redis qu'il faut voir les choses ainsi.

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  23. Curmudgeon 3/3 :

    Les événements que nous vivons et que nous sommes probablement appelés à vivre de façon plus intense, plus soutenue dans le temps, et plus large en extension, constituent une phase de régime haut, une phase aiguë, dans un affrontement persistant déclaré par les musulmans, qui a commencé sur le continent européen au début du VIIIe siècle, et qui n'a jamais cessé, même dans les phases de régime bas, en accalmie temporaire.

    Il y a assez peu d'exemples d'une pareille "longue durée". Et attention à ne pas rater son affaire. Une dizaine d'années après le choc en AD 711 à Guadalete, la Reconquête de la péninsule ibérique commençait péniblement. Mais elle a pris au total, de bout en bout, plus de sept siècles. Et en 1683 les Ottomans étaient devant Vienne, en plein cœur de l'Europe ; le roi très-chrétien ne trouva pas bon d'envoyer un contingent à Jan Sobieski. Un hadith prédit que la cité d'Héraclius (Constantinople) sera prise en premier, prophétie qui s'est réalisée, et que, en deuxième lieu, Rome tombera. C'est ce qu'a affirmé Mahomet, nous disent les savants de l'islam. Il avait pour cela la caution divine. Si je suis un bon musulman, c'est ainsi et pas autrement.

    Mais la conquête la plus élégante serait celle que visent et même prévoient des gens comme al-Qaradhawi, sans avoir vraiment à combattre les armes à la main. On ne peut contrer cette conquête (car, oui, c'est bien de cela qu'il s'agit, quelles que soient ses diverses manifestations), si du moins on a la volonté de le faire, qu'en comprenant la nature particulière et l'ampleur du phénomène islam, sui generis parmi les religions, et en diffusant cette connaissance.

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    1. Vos phantasmes ne se basent en vérité que sur une chose : vous pensez savoir ce que pensent les musulmans.
      Je n'ai pas cette prétention. Je me contente juste de penser que la majorité des gens souhaitent vivre tranquillement en paix et qu'ils ne sortent de leurs gonds que lorsqu'une violence s'exerce sur eux : violence du capital pour les travailleurs, violence du racisme ordinaire qu'on peut notamment voir des médias 24h/24, 7j/7.
      Le rejet dont je parle est finalement beaucoup plus commun qu'une décision de la CEDH.

      Sinon, je ne connais peut-être pas l'Islam comme un expert mais je sais que ce propos : "L'islam est tout autant incompatible avec la civilisation indienne" est d'une connerie sans nom. L'Islam fait parti de la civilisation indienne quand bien même il y a des tensions entre hindous et musulmans.

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    2. @anonyme.
      j'ai hésité à répondre à votre commentaire d'hier, mais celui là est encore meilleur...
      Phantasmes de quoi? un phantasme est une projection non réelle. Pour avoir vécu en pays musulman, et pour observer de prés l'évolution de nombreux quartiers de nos villes, je ne crois pas que les phénomènes décrits soient de l'ordre de l'irréel. que beaucoup de gens veuillent vivre en paix est certain, mais en même temps le refus des lois coutumes et moeurs françaises est tout aussi patent: les demandes de plus en plus agressives d'horaires séparés pour les piscines, de menus halal, de refus de voir un sapin de noel, de salles de prières partout. Le refus de l'égalité homme femme, la remise en cause de l'enseignement historique, la volonté d'imposer la charia et un islam rigoriste sont relevés partout et par des canaux aussi divers que les services de police, les services sociaux, les profs, les éducateurs sportifs et même des imans inquiets de la montée du salafisme.
      Libre à vous de jouer l'autruche et de continuer à rêver à un harmonieux vivre ensemble qui lui relève bien du phantasme.
      La réalité est que la loi du nombre est la seule qui compte et que ceux qui refusent de respecter la démocratie gagnet par la faiblesse de nos politiques préoccupés uniquement par le prochain vote.
      L'abdication de notre mode de vie est imposée par une pseudo tolérance à l'autre qui in fine conduit à des abandons successifs et partiels...
      L'islam n'est pas compatible avec d'autres religions et modes de vie car il ne peut accepter une autre pensée, tous les conflits actuels sont entre l'islam (ou une de ses branches) et "les autres": indous, chrétiens, boudhistes, orthodoxes.... Tout cela a été fort bien développé par Curmudgeon, dire autre chose est une vrai c....

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    3. Curmudgeon :

      Anonyme me dit le 31 octobre: "Vos phantasmes ne se basent en vérité que sur une chose : vous pensez savoir ce que pensent les musulmans."

      Il faut croire que mes explications sont particulièrement mal ficelées. Je croyais avoie indiqué clairement que ma vision de l'islam est d'abord, prioritairement, tout simplement celle des musulmans qui connaissent le mieux l'islam : les oulémas. Chacun peut vérifier chacun des points que j'ai abordés. Ensuite, pour ce qui est de l'Inde, la conquête musulmane y a été d'une très grande violence. Ni le sultanat de Delhi ni l'Empire moghol n'ont en général été spécialement tendres. Actuellement, des mouvements islamistes locaux annoncent ouvertement leur objectif (un peu mégalomane apparemment), qui n'est rien moins que la sujétion totale du sous-continent indien.

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    4. Curmudgeon :

      Encore une observation à l'adresse d'Anonyme ci-dessus. La situation est assez compliquée comme ça sans l'emmêler encore plus. Vous mentionnez la violence du racisme ordinaire. Mais en France les musulmans sont massivement des "Blancs", comme l'essentiel de la population française. A savoir qu'ils sont d'origine maghrébine, ou, faiblement, turque. Il n'y a que 10 % de musulmans qui sont des Noirs. Il y a malheureusement une forme d'antiracisme obsessionnel qui, loin de favoriser la dissolution des préjugés racistes, voit du racisme partout. La question pertinente ici est celle de l'islam (tel qu'il est en 2015), qui n'a rien à voir avec les races, quelle que soit la définition qu'on veuille en donner. La tendance est fréquente dans certains milieux de traiter de racistes ceux qui pensent que l'islam, à moins d'une réforme d'une profondeur et d'une ampleur exceptionnelles, constitue un danger pour toute population non-musulmane. Ce n'est pas très convenable.

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    5. Arnaud,

      Fantasme ou pas, à la limite ce n'est pas la question.

      Ce que je tentais de vous expliquer, à propos de l'invasion musulmane, c'est que la réponse qu'on y apporte n'est pas militaire. S'opposer à l'invasion musulmane, réelle ou fantasmée, revient en pratique à faire du Robert Ménard à l'échelle de la France et plus seulement du centre ville de Béziers: en gros, déclarer la guerre au kébab.

      Alors, sans doute, le kébab musulman est perfide et redoutable: il y a le kébab blindé aux normes STANAG, le kébab à charge en tandem (tomate+oignon) le kébab à charge multiple (sauce mayo, harissa, ou samouraï), etc; Tout ça, c'est marrant, mais c'est pas du militaire. C'est du politique ou du sociétal. D'ailleurs, vous vous retrouvez à discuter des horaires d'ouverture de piscine, ce qui n'est pas un thème qui relève de la stratégie, convenons-en.

      A côté de cela, il y avait la question que posait notre hôte et qui, elle, relève de la stratégie.

      Et puis, en dernier lieu, il y avait le problème que je soulevais: il faut tenir compte du fait qu'après un attentat de type "grande attaque", nos compatriotes vont très vraisemblablement faire un gros gloubiboulga et mélanger ce qui ressortit à la réponse militaire contre un acteur terroriste étranger et l'invasion musulmane, qui est une question politique interne.

      Donc, il y a un risque important que l'opinion publique se goure de modèle stratégique, en exigeant une sorte de méga-opération Sentinelle, qui absorbera encore plus de moyens militaires, qui ne pourront donc plus être projetés, en voulant que les lois anti-terroristes soient encore renforcées, puisque celle qui vient juste d'être votée se sera révélée insuffisante, vu qu'elle n'aura pas pu empêcher l'attaque, et en se lançant dans une guerre anti-kebab façon Robert Ménard, sur le mode de la fixette sur tout signe visible de musulmanité, tels que la longueur de la jupe, la barbe, la musique, ou autre.

      Nos vaillant édiles, ceints de leur écharpe tricolore, se lanceront alors dans des croisades anti-musulmanes qui se focaliseront un jour sur un permis de construire délivré pour l'édification d'une mosquée, un autre jour sur l'ouverture d'un restaurant à kébab, un autre jour encore sur la suppression des menus de substitution à la cantine scolaire du coin, etc.

      Ce sera ça la grande stratégie de la France. On attendais de Gaulle, et ce fut Ménard. Faut aussi comprendre qu'un pays a la dimension de ses ambitions. Et en plus, la guerre contre le kébab, on n'est même pas sûr de la gagner: les Français aiment ça! Ah les cons!

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  24. @ Anonyme le 27 octobre 2015 22:33

    Les réfugiés de la guerre civile espagnol furent dans leur grande majorité interné dans des camps sordides, et il ne fut fait aucune distinction entre ceux que l'on pouvait suspecter d'être dangereux pour la France et la grande masse desdits réfugiés. Lire ou relire "La lie de la terre" de Arthur Koestler.

    Une bonne partie de ces réfugiés fut par la suite, notamment après la débâcle de Juin 40 et signature de l'armistice, affectés dans des GTE (groupement de travailleurs étrangers). Ces GTE placé encadré par la gendarmerie, n'était qu'une forme de travail forcé (généralement les plus pénibles) semblablent au camps dans lesquels furent internés les harkis dans les années 60 et 70 : notre administration avait gardé en mémoire ces GTE !....

    Entre 1941 et 44 ces GTE servirent de réservoir pour l'administration Vichyste, pour fournir à l'occupant des otages et quota de déportés. J'ai en mémoire un compte rendu préfectoral de 1943 : A cause du manque de zèle de la gendarmerie proche de l'inertie, on arrive pas a fournir le quota de juifs demandés par les allemands. Puisons un nombre équivalent d'espagnols dans les GTE cela fera l'affaire, d'ailleurs tous sont plus ou moins des "rouges".

    Ne pas oublier que nombre de réfugiés espagnols s'engagèrent dans la Légion Etrangère en 1939, puis passèrent dans les FFL : 3° Bataillon de la Légion à Bir Hakeim, 13° DBLE, 2° DB de Leclerc (avec entre autre sa célèbre "Nueva"), etc... En outre en France ils constituèrent pour les maquis un apport non négligeable de combattants aguerris.

    Le traitement réservé à la majorité des réfugiés de la guerre civile espagnol, par l'administration et donc le pouvoir politique est une honte qu'on s'empressera d'oublier après 1945. Honte similaire au sort réservé aux harkis, à croire qu'il y a une tradition française en ce domaine.

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  25. Effectivement, dans les années 1970, un ex maquisard et combattant espagnol m'avait fait part de son ressentiment à l'égard de la France qui avait su l'utiliser pour repousser l'allemand après lui avoir fait croire que l'effort suivant se porterait contre le régime franquiste. Sans doute une victime du principe ''Les promesses n'engagent que ceux qui les croient''.

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  26. Effectivement, dans les années 1970, un ex maquisard et combattant espagnol m'avait fait part de son ressentiment à l'égard de la France qui avait su l'utiliser pour repousser l'allemand après lui avoir fait croire que l'effort suivant se porterait contre le régime franquiste. Sans doute une victime du principe ''Les promesses n'engagent que ceux qui les croient''.

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  27. Je n'ai pas eu le courage de lire l'ensemble des commentaires, le fantasme de l'invasion y étant trop présent, alors je vais peut être répéter des choses qui ont déjà été dites.

    Votre description de la situation de la France est très sombre, en cela vous avez raison. Mais n'y a-t-il pas des raisons d'espérer?
    Je pense à al vague de mobilisation au lendemain du 11 janvier, il y avait certes la surprise, mais très peu de peur. Notre gouvernement à voulu rassuré avec l’opération sentinelle, mais je ne suis pas sur que cette opération de com' était nécessaire: ce jour là le terrorisme n'a pas terrorisé, il a donc échoué.
    Je pense aussi à la mobilisation politique de nombreux citoyens qui souhaitent changer le monde/la France, sortir de l'inertie actuelle, et ce via de nombreux mouvement: #MaVoix, LaPrimaire.org, Nous Citoyens, Génération Citoyen, et bien d'autres...

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    1. Curmudgeon :

      "Fantasme" : ce peut être un mot-piège. Il a été employé ici par divers commentateurs. S' il existe effectivement des peurs fantasmées résultant d'analyses erronées chez des personnes obsessionnelles, il existe aussi des craintes rationnelles devant une menace effective, cernée par une analyse réaliste, de la part de personnes informées et de bon sens.

      Un fantasme est une "construction imaginaire [...] permettant [...] de surmonter une angoisse". Dire que les idées exprimées par X sont des fantasmes, c'est dire que ces idées ne correspondent pas du tout à la réalité, et que, si X se laisse aller à fabriquer ces constructions imaginaires, c'est pour "satisfaire un désir plus ou moins refoulé" (citations prises dans le Trésor de la langue française sous la definition de 'fantasme').

      L'emploi de 'fantasme' implique une attaque ad hominem visant à nier la rationalité ou le réalisme empirique de celui avec qui on marque son désaccord. Un responsable qui ne veut pas entendre les mises en gardes d'un subordonné pourra par exemple considérer que ce subordonné "se fait des idées", "se monte le bourrichon tout seul", ou, en langage psy, "est victime de fantasmes", c'est-à-dire très légèrement dérangé. Donc inutile de l'écouter.

      (1) Qu'en est-il du "fantasme de l'invasion" que vous évoquez à propos de divers commentaires ici ? Pour ma part j'ai rappelé la pression musulmane sur l'Europe (a) dans le cadre d'une longue durée historique, qui est l'arrière-plan plus que millénaire sur lequel se détachent (b) des phases diverses de régime agressif et invasif ou contenu, sur lesquelles à leur tour se détachent (c) des épisodes concentrés du genre de celui qu'évoque Michel Goya, et à propos desquels il manifeste la crainte que les responsables ne soient pas suffisamment préparés.

      Mais si on pense au déferlement actuel d'une horde humaine spécifiquement sur la France en octobre décembre 2015, on ne constate rien de tel, et c'est, j'imagine, ce que vous aviez à l'esprit. Michel Goya, dans une réaction à un commentaire, semble viser la même chose, là encore à juste titre. Au demeurant, il n'est nul besoin d'évoquer une telle invasion pour constater réalistement qu'il existe déjà un problème interne potentiellement générateur de troubles graves.

      (2) Le mot 'fantasme' se révèle commode pour récuser sans argumentation une position qu'on ne partage pas, si bien qu'Anonyme a cru devoir qualifier de 'phantasmes' ma description rapide et incomplète de l'islam, qui n'est pourtant rien d'autre que la copie de ce que pensent les musulmans les plus autorisés. Le refus de voir la réalité de la doctrine islamique a atteint un tel degré que le fait même de décrire le réel est présenté comme la construction d'un monde imaginaire.

      Comme on peut l'imaginer, l'accusation de nourrir des fantasmes était (et est encore vestigialement) formulée à l'encontre des gens qui manifestaient la crainte du communisme, sur la base d'une analyse on ne peut plus réaliste. Ainsi, sur une revue en ligne, sous la plume d'un militant CGT, membre du PCF et du Mouvement Jeunes Communistes de France, tête de liste pour les élections régionales, on trouve l'affirmation suivante : " La dictature du prolétariat est un concept derrière lequel se cachent tous les fantasmes des anti-communistes". Sur un autre site communiste on peut lire : "Un fantasme terrorise les anti-communistes de gauche, le fantasme de la 'bureaucratie'". Les compagnons de route et les idiots utiles reprenaient ces accusations de fantasmes.

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    2. Comme vous le dites, le fantasme est une construction imaginaire permettant de surmonter une angoisse (et aussi d'exprimer un désir) qui donne corps à une crainte diffuse en générant une représentation mentale d'un danger ou d'une menace, réel ou supposé, et dont le trait peut être grossi jusqu'à la caricature.

      La crainte dont il est question ici, c'est celle de la disparition de la France, sa mort, son déclin, son apocalypse.

      La représentation mentale du danger dont il est question ici c'est l'invasion musulmane.

      On peut faire deux observations:

      - D'abord se demander si, parmi tous les dangers de nature à provoquer la disparition de la France, du moins celle que nous connaissons, l'invasion est le plus actuel. Après tout, le déclin industriel, le chômage, le déficit des comptes publics, la concurrence internationale, la pollution, la démographie, etc, sont des dangers/menaces/risques beaucoup plus immédiats et tangibles.

      Il est donc assez étrange de choisir ce danger-là dans une longues listes de périls, alors de surcroît qu'aucun pays musulman dans le monde ne projette d'envahir l'Europe. On est donc en face d'une invasion non étatique, ce qui m'amène à la deuxième remarque.

      - Dans ce fil de dial, les locuteurs qui se fondent sur le thème de l'invasion musulmane parlent de choses assez différentes. Les uns parlent plutôt de l'immigration en général. D'autres se réfèrent à la vague des migrants/réfugiés actuelle. Les uns et les autres font plus ou moins un mix entre migrants et terroristes, ce qui est encore une troisième chose. Et, quatrième chose: la transformation interne de la population française par les "Français de fraiche date".

      Le fantasme de l'invasion musulmane est en pratique une figure plurielle à laquelle les locuteurs se réfèrent comme si elle avait un sens unique, sous-entendu, compris et partagé par tous, alors qu'ils en ont eux-mêmes une vision singulière qui n'est pas forcément celle de leur interlocuteur.

      Par exemple, Arnaud ne se réfère pas à une conception ethnico-religieuse de la nation française (il est, dit-il un adepte de Renan).

      C'est l'autre dimension du fantasme: sa diversité. Le fantasme est le produit d'un imaginaire à la fois collectif et personnel qui s'assemble à partir d'éléments qui sont communs (la doxa), mais selon une cuisine personnelle (la culture individuelle).

      Ce qui me gène dans le "fantasme" de l'invasion musulmane, c'est que je ne sais pas de quoi on parle. Il y a autant d'invasions musulmanes qu'il y a de locuteurs. Par exemple: vous avez centré votre discours sur l'islam et la question de sa compatibilité avec la culture occidentale. On pourrait vous répondre que l'islam est dangereux, précisément parce qu'il est miscible dans la culture occidentale. Ou dire l'inverse: la culture occidentale est miscible dans l'islam. D'où danger plus grand encore: il faut zigouiller ceux qui permettent l’acculturation, car ce sont des traitres.

      Comme vous le voyez, les dimensions du concept d'invasion musulmane sont multiples et,en ce qui me concerne, sans doute trop pour que j'arrive à le penser comme un concept stratégique. C'est trop foutrac. Ce n'est même pas la question de sa réalité qui me préoccupe. J'aurais même tendance à penser qu'elle est réelle, puisque beaucoup de gens la ressentent, ce qui suffit pour la constater en tant que phénomène.

      C'est à dire que j'ai la même approche que le corps médical, par rapport à la radio-sensibilité.

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  28. grande attaque en plusieurs points de paris, est ce la fin de la France ouverte ? j ai de grands doutes ....

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  29. Mon colonel, j'ai relu votre article, au moment où j'écris sur votre blog, nous subissons "la grande attaque terroriste" dans toute son horreur. Encore une fois, je salue votre lucidité et votre sens de l'analyse, deux qualités essentielles mais difficiles à supporter lorsqu'on vous écoute pas.
    J'espère que ce jour d'Infamie du 13 novembre 2015 aura des effets semblables à celui qui toucha les USA le 7 décembre 1941 en nous donnant la volonté et l'habileté pour vaincre cet ennemi fanatique et implacable. Bon courage à tous !

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  30. "Ce brouillard ne durera pas. La grande attaque sera une épreuve terrible mais elle soulèvera le couvercle et permettra de constater, si nous sommes encore vivants ou déjà morts. "

    Nous y sommes, A demain.

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  31. Le jour d'après... Demain donc.

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  32. Et bien mon colonel, votre article a été écrit "just in time".
    Les tenants de la religion de paux et d'amour ont encore démontré la beauté de leur idéologie. On verra bien maintenant les réactions... celles de banlieues sont à scruter, pas trop d'illusions à avoir...

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  33. Il faudra tout de même parler de l'eau des poissons (image maoïste des terroristes comme des pissons dans l'eau au sein de certaines populations).

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  34. Le terrorisme contre la population civile ne mènera à rien, sur le terrain, l'EI ne peut peut avancé et se retrouve prit en étau entre les diverses forces qu’ils à coalisé contre lui. Sur le plan idéologique, ses criminels resteront juste une ligne dans les pages d'Histoire comme les euroterroristes des années 70/80. Faut serrer les dents, aidé les victimes et matraqué les investigateurs de ces massacres.

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  35. Mon Colonel,
    J'avais lu votre article il y a un mois, avec un grand intérêt... Je n'ai pas laissé de commentaire car cela me semblait inutile et superfétatoire étant donné que vous aviez tout dit, tout prédit, avec mesure et réalisme.
    Aujourd'hui nous sommes le jour d'après.
    Normal 1er et ses sinistres se sont précipités Place de la République pour faire part de la compassion qui est la leur vis à vis des victimes et des familles à la suite d'attentats qu'ils n'ont su ni prévoir , ni prévenir... Mais l'image leur permettra sans doute de faire remonter leur cotte de popularité, voire les intentions de vote... Il n'y a pas de petits profits... Même au prix de quelques morts!
    Après l'affaire d'Usbin, il aurait fallu faire passer en justice les "chefs", coupables, selon certains de ne pas avoir sus prévoir puisque les politiques leur refusaient les moyens qu'ils demandaient...
    Aujourd'hui ces mêmes certains (Libération, Le Monde, TF1, France 2, etc., ...) demanderont ils le même traitement pour Casevide, Valse (de Vienne), Fabius (l'empoisonneur), Taubirate (ex-terroriste) ou Hollandouille (le tout mou)... Après tout, n'y a t'il pas non assistance à personnes en danger, et manque de précautions?
    Après un Conseil des Ministre extraordinaire il est déclaré l'état d'urgence national. Très bien! (En net progrès en tout cas). Avec fermeture des frontières (corrigée depuis en contrôle aux frontières (c'est à dire le retour d'un régime "normal" de sauvegarde en temps de paix pour tout pays qui se respecte, depuis des millénaires...). Mais ni rappel des réservistes gendarmes, policiers, militaires, médecins et infirmiers, ni mobilisation supplémentaires des fonctionnaires de l'Etat (suppression des heures supplémentaires, dépassement des horaires de travail légaux, etc...).
    Bref, une fois de plus, on restera dans la posture, en tirant toujours sur les mêmes (1 500 militaires déployés de plus) qui n'en peuvent mais...
    Les Français demandent autre chose que de la compassion, et cette "drôle de guerre" contre le terrorisme... Ils demandent des décisions, de la volonté, du courage (un certain nombre d'entre eux n'en sont d'ailleurs pas dépourvus, en fait la France d'antan), et je pense qu'une immense manifestation contre ces clowns s'impose: "L'appel au Djihad n'est pas un délit" (Casevide), "les djihadistes "modérés" font du bon boulot" (Fafa), "ne stigmatisons pas" (Taubiresque), "une France apaisée" (Guimauve le Conquérant)...
    Quand expulsera t'on les Imams salafistes qui sévissent en France? Quand raccompagnerons nous des "migrants" (illégaux) ,ou "réfugiés" (soi-disant) dans leurs pays, quand supprimera t'on les "aides" aux "migrants" qui sont autant d'appels d'air, accordées sans contrôles ni limitations, et au détriment des Français, et certainement à quelques extrémistes noyés dans cette foule... Quand se décidera t'on à supprimer la nationalité française à ceux qui ne la désirent pas, et les adeptes de la double nationalité: franco-algérienne, franco marocaine, etc... La nationalité française devrait être exclusive comme elle l'a été si longtemps!
    En fait, Mon Colonel, je pense que vous avez eu raison trop tôt. Je crains pour vous, car il n'y a rien que déteste plus un politique que de se retrouver face à ses responsabilités, surtout lorsque certains Cassandre comme vous l'êtes à leurs yeux les ont prévenu... Gare au contrôle fiscal ou autres brimades!

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  36. Et le peuple ? comment peut-il se défendre s'il ne peut être armé que d'un canif ? que faire si on se trouve devant un gars armé d'une arme automatique sans moyen de se défendre ? Assez de ces lois qui nous désarment ! La preuve est faite : ce ne sont pas les armes quituent, mais les mains qui s'en servent !

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  37. Bonjour ,
    Article qui prend tout son sens et toute sa force en ce jour .
    J'aimerais savoir de la part d'un Colonel, qui combattons nous en Syrie ? alnosrah ou Bachar ? La Russie ou le terrorisme ?
    Quels intérêts défendons nous ? ceux des USA et de l'Arabie saoudite ou ceux de la France ?
    alnosrah fait-il vraiment du bon boulot comme le prétend Monsieur fabius ?
    J'aurais plaisir à lire vos réponses .

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  38. Nous sommes au jour d'après.

    Ce qu'il y'a de plus terrifiant dans ces attentats, c'est de constater que des experts comme vous ont tiré la sonnette d'alarme, mais que à part les sempiternels coups de menton de Valls et Cazeneuve, la seule réponse de la France aux attentats de Janvier aura été beaucoup de parlotte, et hélas, aucune réflexion sur la manière de réagir à ces attentats "une fois qu'ils seraient arrivés".
    Pourtant, après les attentats de Janvier, il y'avait plusieurs conclusions alarmantes qui auraient du trouver une réponse :
    - Comment des terroristes pouvaient opérer un massacre en plein cœur de Paris, et après s'échapper tranquillement sans qu'aucun obstacle les en empêche ? On voit ce 14 Novembre que de toute évidence, cette question est restée sans réponse, et qu'il est toujours aussi facile pour ces terroristes d'opérer un massacre, puis de partir tranquillement pour le suivant. Sur cette question, il semble évident que si on ne peut empêcher le 1er attentat de par son imprévisibilité, tout devrait être fait dans les secondes qui suit son début pour qu'une équipe d'intervention arrive le plus vite possible sur place, et que la fuite des terroristes soit entravée par des barrages montés en un temps record. Également, comme les bombardements de la seconde guerre mondiale étaient anticipé via une alerte incitant les civils à se mettre aux abris, il n'existe toujours pas à ce jour de moyen d'informer les lieux à risques de l'actuel déroulement d'attentats, et la possibilité qu'ils se déplacent vers eux-mêmes. Un spectateur du bataclan disait qu'il devait sa survie au fait que en plein concert, son tel s'est mis à vibrer frénétiquement, et que bien que souhaitant profiter du spectacle sans le consulter, cela a fini par le décider à le regarder, et c'est ainsi qu'il a été averti des fusillades à proximité du Bataclan, et qu'il a immédiatement compris qu'il fallait se mettre à l'abri quand les terroristes sont arrivés dans la salle. Combien d'autres vies auraient pu êtres sauvées si un système d'alerte avait été mis en place ? Mais le plus dramatique reste pour moi qu'en plein Paris, les tireurs aient pu se déplacer aussi facilement d'un lieu à un autre, comme pendant les attentats Charlie. Où étaient donc les policiers les plus proches ? Ils ne sont bien sur pas responsables, mais celui qui les organise, celui-là n'est-il pas responsable ?
    - Un autre grave point : les explosifs volés sur un site militaire près de Marseille en Juillet ont-ils été utilisés sur les attentats d'hier soir ? On le saura probablement jamais, mais il reste grave 1° que ces explosifs aient pu êtres volés aussi "facilement" et surtout, que l'on ait perdu leur trace depuis Juillet, moment du vol. Comment peut-on dire que l'on fait tout contre le terrorisme et laisser une chose pareille se produire ?

    Bref, il est désespérant de savoir que l'on savait que cela arriver, mais que de toute évidence et contrairement aux affirmations, rien, vraiment rien d'efficace n'a été fait pour sinon empêcher, au moins savoir réagir à de pareilles attaques.

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    1. les explosifs laissent une trace chimique comme l'ADN alors nous saurons !
      Quand à la vitesse de réponse il me semble qu'hier soir la réponse a été rapide et les lieux rapidement isolés.

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  39. En 2015, et surtout après les attentats de Janvier, il aurait fallu développer au moins une application permettant à chacun de signaler et géolocaliser via son smartphone un attentat dont il serait témoin, et permettant à des équipes d'intervention en mouvement perpétuel dans la Capitale, de se rendre immédiatement sur un lieu dont afflueraient les messages de signalement, sans attente d'un go de la part de l'autorité hiérarchique. Limiter les prochains massacres passera au minimum par cette solution.

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  40. Facile de dire après coup ce qu'il aurait fallu faire. Mais quand même, au Bataclan, apparemment, 2 heures 40 se sont écoulées avant qu'un assaut soit donné (par la police). Que faisait sentinelle? Ils étaient pas prêts pour ce genre d'intervention? Cela ne sonne pas comme une grande réussite.

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    1. Non, les soldats de Sentinelle ne s'entraînent pas pour faire face à une Prise d'Otage Massive. Avoir des fusils chargés ne suffit pas a résoudre les problèmes en pointant le bout du canon. Et pour le délai de réponse, idem. On ne lance pas une opération dans la précipitation, surtout quand des vies sont en jeu.

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    2. Les missions des militaires de sentinelle ne sont pas de mener un assaut sur une prise d'otages, c'est le rôle de la police.
      ce que l'on peut déplorer c'est que malgré le 7 janvier, les unités de première ligne de la police (les patrouilles BAC et les policiers en tenue) soient TOUJOURS sous armés face à des terros équipés de kalash.
      Après 9 mois, l'incurie de l'administration et des décideurs politiques n'a pas permis en urgence d'acheter des armes longues permettant à minima de riposter efficacement. Ces armes existent, il suffit de les acheter, d'acheter les munitions et de former les quelques milliers de policiers à doter. Rien n'est encore réalisé.
      Cela aurait du être une priorité depuis janvier.
      No comment sur la rapidité face à l'urgence de la guerre chez nous

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  41. Je rappelle que d'autres puissances subissent aussi des attaques meurtrières, mais sans que cela fasse la Une des journaux (contrôle des médias pour le cas suivant) :

    http://www.air-defense.net/forum/topic/10777-chine/?do=findComment&comment=919318

    'Le 18 Septembre 2015, une bande de terroristes a attaqué dans la nuit une mine de charbon, tuant plus de 50 personnes dans leur sommeil. La police et les gendarmes de Xinjiang ont lancé une large opération de traque dans la zone montagneuse à plus de 3 000 m d'altitude.

    L'opération a pris fin le 13 Novembre, après 56 jours. Tous les terroristes ont été abattus sans exception.'

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    1. occupation coloniale chinoise au xingkiang et négation de la culture ouighour ;appeler terroristes des partisans de l'indépendance ouighour est faite par un ignorant ,un médiocre ou un suppôt du stalino libéralisme du parti communiste chinois salut frédo le cancre

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    2. En quoi le massacre a coup de couteaux de civils faisant plus de victimes que le bain de sang de Paris ou ici l'attaque de travailleurs fera avancer la cause ouighour? Il s'agit de terrorisme pure et simple, non d'actes de résistance comme l'aurais été une attaque contre un commissariat de la police armée du peuple ou un siège du PCC. Votre commentaire est grotesque.

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  42. Les français sont très arrogants et arrogance n est pas intelligence! Déjà faudrait sortir de vos esprits malsains, toute arrogance de vouloir toujours détruire les peuples et les gouvernements arabes....vous avez adopté l'idée de l'interventionnisme y compris dans les états majors, de manière trop facile. L'Occident s'est amusé au grand Chaos organisé en détruisant essentiellement des républiques arabes, en assimilant les gouvernements arabes à des régimes à détruire sans respect des peuples. Plus aucune parade. Qui perd le plus de vies humaines ce sont les Arabes pas les Européens ni les Français ...129 morts ce n 'est vraiment rien comparé au nombre de cadavres irakiens, syriens, libyens, palestiniens.....Vous êtes vous amusé à compter au moins le nombre de morts arabes depuis la Guerre du Golfe?
    Et vous n'avez rien dit quand Sarkozy est parti détruire la Lybie, vous ne dites rien quand l'autre militaire de salon, Hollande plus israélien que les israéliens tout comme Fabius, veut bombarder le "régime" de Bachar El Assad.... vous voulez de l interventionnisme contre les gouvernements et en même temps financer les opposants modérés et les terroristes modérés et détruire Daesh , création de l'Otan...bref vouloir tout et le contraires en même temps démontrent bien que vous êtes organiquement déficients et structurellement destructeurs envers les autres peuples! Votre combat...coller désormais des rustines sur le dos des terroristes et pactiser avec le Diable puisque vous avez détruit les peuples et les gouvernants arabes qui auraient pu vous épauler dans vos combats. Continuez à réfléchir...vous savez si bien le faire ... On ne pactise pas avec les peuples et on ne construit pas le Futur en détruisant éternellement. Désormais c'est la loi du Karma!

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    1. je suis français et je partage totalement et sans réserve votre commentaire. Notre arrogance à vouloir imposer à l'extérieur notre mode de pensée, notre aveuglement géostratégique et notre vassalisation envers l'arabie saoudite et le fondamentalisme sunnite ont fait que nous avons nous même créé les conditions du massacre de Paris.
      Tant que notre politique sera aussi obtuse le malheur des peuples arabes et le notre continuera, avec en prime une partie de la population française qui soutient les terroristes, et une fraction qui refuse de comprendre que l'islamisme est le danger.

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    2. A vous lire, nous avons l'impression que vous cautionnez les attentats du 13 novembre.

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    3. je suis Français et je trouve proprement scandaleux vos propos queje partage absolument pas. Qu'il est tellement facile d'accuser de tous les maux la France et l'Occident en terre musulmane ! ça évite de se poser la question : mais au lieu de se battre, que pouvons nous faire pour rétablir la paix et l'économie ? non il est bien plus facile, d'en porter la responsabilité à l'Occident pour justifier tous ces massacres et s'en absoudre ! ce ne sont pas les Français qui massacrent les populations syriennes et irakiennes que je sache ? mais bien ces fanatiques et tous ces miliciens qui préfèrent tuer et raçonner leurs concitoyens !

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    4. Bel exemple de déni de la réalité anti occidentale. Le soutien aux euroterroristes de tout poils et le terrorisme d'État qu'affectionner les dits régimes arabes se sont retourné contre eux. Les pontes de l'EI sont des officiers bassistes et leurs troupes fourni par la Syrie qui les a envoyé se battre contre le gvt irakien post 2003. Retour de bâton 10 ans plus tard.

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  43. y aurait -il un problème de coordination entre la BRI (responsable de paris) et le RAID ? je pensais que les procédures avaient changés intervention immédiate en cas d'attaque terroriste ? la BRI a t-elle les effectifs pour intervenir en premier jet sans attendre le RAID ?
    une chose est sure c'est que les gendarmes et policiers de base , les premiers intervenants ne sont pas armés ,équipés , entrainés pour intervenir de suite !!! c'est sur eux que doit être fait un effort en moyens

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  44. Nous sommes en guerre répètent les plus hautes autorités de l'Etat.

    Nous sommes en guerre, mais ceux dont la vie a été consacrée à la défense de la France déplorent que l'ennemi ne soit pas clairement désigné. Or l'acte de guerre implique de ne pas se tromper sur la nature de ses adversaires, car l'efficacité dans l'action suppose l'identification de la cible à frapper.

    Quelle est-elle réellement? La mouvance terroriste ? Certes! Mais cette qualification n'indique qu'un mode d'action quand il s'agit de désigner les inspirateurs des attentats commis sur le territoire national, une étape que ne veulent pas franchir les autorités de l'Etat au nom d'un possible amalgame.

    Alors disons le sans ambages: l'ennemi de la France est aujourd'hui l'islamisme radical inspiré par les thèses du salafisme et des frères musulmans.
    Leurs thèses servent aujourd'hui de justification aux pires des crimes commis depuis ceux du nazisme, dont la France a tant payé le prix dans le passé.

    Il est donc vital, si nous voulons gagner la guerre d'éradiquer le salafisme de nos cités.

    Le premier ministre a rappelé à juste titre que le salafisme relève de la mouvance sectaire. Il faut aller au-delà du simple constat d'évidence et interdire cette secte comme le font les pouvoirs publics en d'autres circonstances.

    Il s'agit donc désormais d'imposer la fermeture des officines propageant cette secte. Il s'agit d'expulser du territoire national les propagandistes étrangers. Il s'agit d'interpeller ceux et celles qui s'y réfèrent par leurs paroles, par leurs actes et par leur volonté de se distinguer de la communauté nationale à laquelle ils sont censés appartenir.

    Le premier ministre affirme que la France le fait déjà....il s'agit alors d'intensifier les actions conduites et d'en donner des preuves.

    Le temps n'est plus à ni l'hypocrisie ni à l'angélisme si confortable pour ne rien faire.
    Les hommes et les femmes qui se targuent de représenter leurs concitoyens, celles et ceux qui ont accès aux médias doivent désormais affirmer sans réserve le caractère sectaire du salafisme et en exiger l'interdiction. Il en va de leur crédibilité et de leur honneur....

    Agir ainsi c'est reconnaître l'intelligence de la composante nationale de confession musulmane qui ne se reconnaît pas dans le salafisme et qui en est toujours la première victime , c'est renforcer leur appartenance à la collectivité nationale, c'est encourager celles et ceux qui partagent les valeurs de notre société.

    Nous sommes en guerre et si nous voulons y mettre fin, alors convient-il de ne pas se tromper d'ennemi, or celui-ci est connu, il a pour nom le SALAFISME.

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    1. Ça ne suffit pas. Une approche territorialisée et cantonnée à la France ne suffit pas. Les donneurs d'ordre sont français? Non. D'où viennent-ils? Dans quels états sont localisés les promoteurs de cette idéologie? Qui en sont les vecteurs? Quelles conséquences en tirer? Quand je vois qu'on nous sert toujours la même soupe: "internet", je me dis que le prétexte est décidément bien commode.
      Alors nommons les choses: Internet passe par des canaux, des comptes facebook, youtube, gmail, orange. Qu'attent-on pour fermer ces canaux? Pourquoi les chinois peuvent le faire et nous non? Au nom de quoi? Nommons les médias. Ensuite, il y a des hommes: certains en France, d'autres non. Qu'attend-t-on pour arrêter ces hommes en France? Ne peut-on pas essayer de tuer ceux qui nous adressent des menaces depuis l'extérieur, par des politiques d'assassinat? Pourquoi nos politiciens ne tirent-t'ils pas de conclusions sur les relations que nous devons avoir avec les états du Golf? Pourquoi ne pas mettre en perspective le débat sur les gaz de schiste? Pourquoi Sarko se remplit d'argent au Qatar? Pourquoi Hollande signe des contrats avec l'Arabie Saoudite? Je ne marche plus.

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    2. Pourquoi ?
      Parce que l'ARGENT et le pouvoir politique les attirent plus que tout.
      Et parce que la France, nos hommes politiques s'en fichent.
      Nos hommes politiques ne sont plus ceux de l'envergure de De Gaulle.
      Parce qu'on préfère dire plutôt que faire.
      Parce qu'on préfère se flageller plutôt que de faire preuve de patriotisme et de courage.
      Parce qu'on préfère être "acheté" (Qatar, Arabie Saoudite) pour "acheter" la paix civile (c'est mieux pour les statistiques économiques).
      Bref, parce que nous avons des incompétents depuis l'après Pompidou à la tête du pays.
      Parce que nous n'avons pas des "élites" à la hauteur des Français, mais des énarques ne connaissant rien du terrain.
      Enfin, je souscrits aux propos de Arnaud, sur le terrain des opérations.

      Maintenant, nous, citoyens lambas, comment faisons-nous face concrètement dans notre quotidien ?

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  45. "Lashkar-e-Toiba à Mumbai en 2008" ---> BOMBAY, svp ;)

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  46. à écouter sur l’attentat très intéressant avec Xavier Raufer
    https://www.youtube.com/watch?v=IMIyrecXPsw

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  47. 48H après ces attentats je suis stupéfait du silence des français musulmans. J'ai passé la moitié de mon temps devant ma télé et c'est tout juste si j'ai vu un recteur de mosquée il y a une heure de cela, qui condamnait le massacre.
    Mais où sont passés nos compatriotes musulmans? Ont ils peur de prendre position clairement?

    Peur de la fameuse "stigmatisation" brandie à tout bout de champs pour cacher son vrai visage? Je réfute cet argument, les français sont assez clairvoyants pour ne pas faire d'amalgame entre "musulman" et "islamiste". Les français ne stigmatisent pas leurs compatriotes musulmans.

    Peur de leurs frères islamistes? c'est fort possible, car la pression existe bien dans les milieux musulmans, preuve en est la montée en flèche des voiles et niqab en France depuis quelques années.

    Mais l'heure est grave, arrêtons les faux semblants et les mièvreries. Les français musulmans doivent crier haut et fort leur dégoût de daesh, doivent montrer leur douleur et leur colère face au massacre d'hier et participer à la lutte contre la radicalisation.

    Les muslmans francais aussi doivent se positionner. Je veux dire par là, que nos compatriotes qui mettent en avant d'abord leurs origines ou leur co-nationalité, ne se sentent pas vraiment français. Le doute est alors possible sur une silencieuse allégeance à l'islamisme.

    Il est l'heure de jouer carte sur table chers compatriotes. L'heure de choisir son camp et de jouer son rôle en son âme et conscience.
    Votre positionnement ne m'a pas paru clair lors de l'épisode "Charlie hebdo". Vos porte-paroles hésitants, balbutiants ne m'avaient pas convaincu.

    Aujourd'hui, l'heure est grave et votre silence devient coupable. L'intervention du recteur de la mosquée de Lyon 48 h après le drame, a le mérite d'être (me semble t'il) la première de votre communauté, mais elle n'a pas montré une grande détermination à laver son linge sale en famille.

    Mesdames et Messieurs français et musulmans, l''avenir de notre société française est en partie entre vos mains dans les jours qui viennent. Exprimez-vous et chassez le fantôme d'une passivité coupable§

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    1. Moi j'en ai vu plein des musulmans français s'exprimer. Pas à la télé puisque je ne la regarde pas, mais par écrit dans des commentaires/blogs/réseaux sociaux...
      Et en chair et en os, dans ma ville:
      cette femme voilée samedi après-midi, occupée à raccrocher le drapeau français qui ne tenait plus bien, par-dessus une banderole "nous sommes unis".
      C'est bien la première fois de ma vie que je regrette de ne pas avoir un smartphone, cette photo là aurait pu servir à quelque chose.

      Quand je vois des commentaires comme le vôtre, cher compatriote, je ne peux pas m'empêcher de me dire que peut-être vous ne voulez pas les voir, ces gens qui s'expriment.

      Mais si ce n'est pas le cas et que vous êtes sincère, un conseil, arrêtez la télé et cherchez ailleurs.

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    2. J'ai vu aussi des musulmans s'exprimer à la télé et leurs propos condamnent lourdement ses attentats.

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    3. Les musulmans français, par la voix de leurs représentants officiels ou officieux, se sont exprimés, je pense au recteur de la mosquée de Bordeaux notamment, qui est une voix qui mériterait d'être largement plus relayée qu'elle ne l'est ; sans doute leurs propos ont-ils été un peu noyés dans le brouhaha ambiant, mais ne faisons pas de mauvais procès. Et mettons-nous un peu à la place aussi de gens qui ont peur eux aussi, doublement peur car pris entre deux feux.
      Sur la mise en demeure qui devrait être faite aux français musulmans de se "positionner", je la trouve absurde et abjecte.
      Je suis chrétien et personne ne me définit jamais comme tel ; arrêtons de réduire nos compatriotes de culture islamique à leur prétendue "appartenance" à cette religion ; il y a parmi eux de nombreux non-croyants, non-pratiquants. Qui ne vont pas plus à la mosquée que je ne vais à l'église.
      Ah ils "doivent" crier haut et fort ? Pourquoi donc ? D'où vient cette injonction ? On ne résoudra pas ces problèmes en lançant nous-même des fatwa il me semble !

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    4. Il y en a d'autres qui s'expriment plutôt comme ça :

      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/16/97001-20151116FILWWW00162-apologie-au-terrorisme-4-personnes-deferees.php

      De toute façon, les problèmes d'intégration de cette minorité (à la différence d'autres) ne se limitent pas au cas extrême du terrorisme.

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    5. @Anonyme16 novembre 2015 14:13

      Etant pas loin de trappes, je ne suis pas vraiment d'accord avec les propos que je lis. Si certains sont effectivement et sincèrement effondrés, beaucoup se taisent par peur mais aussi car ils n'arrivent pas à condamner. Je ne parle même pas des manifestations de joie (réseaux sociaux et autres) certes plus discrètes que lors du 7 janvier mais néanmoins bien réelles malgré l'omerta des médias.
      Quand au recteur de la mosquée de Bordeaux je ris jaune de l'entendre cité en exemple: il a invité et soutenu les représentants des frères musulmans. je mets un lien dont j'encourage la lecture, il s'agit d'un aricle de rue 89 peu suspect d'etre inféodé d'un coté ou d'un autre...
      http://rue89bordeaux.com/2015/02/islam-imam-grande-mosquee-bordeaux/

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    6. @ Anonyme du 16/11 10 :41
      Brouillard de guerre. Rien d’autre qu’une tentative d’intoxication voulant nous faire croire que l’islamisme est compatible avec la République, alors même que l’accoutrement de cette femme nie l’égalité entre les sexes et impose le fait religieux dans l’espace public.

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    7. @Anonyme17 novembre 2015 11:08
      Et la croix autour du cou de ma cousine, elle amène aussi du religieux dans l'espace public.
      Quant à l'islamisme, il est bien sûr incompatible avec la république, mais cette femme ne l'était pas, elle était musulmane.
      Et pas anonyme hein, j'ai parlé d'un foulard sur la tête, comme certaines ménagères bien françaises le faisaient il n'y a pas si longtemps. Pas un voile, une burqa, ou je ne sais quoi qui cache l'identité de la personne.

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    8. @ Anonyme 17/11 13:47
      Autant pour moi. En lisant l'expression 'femme voilée', je n'avais pas compris foulard mais voile intégral. Votre précision change évidemment tout.

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  50. Merci mon Colonel pour cet article, je l'avais lu avec attention lors de sa parution et en partageait totalement le point de vue! Qu'il est mauvais d’être Cassandre dans ce pays et de passer son temps a crier au loup face a des pouvoirs politiques et une opinion publique anesthésiée et drapée d'une illusion de morale qui nous fait inéluctablement perdre toutes les batailles les unes après les autres.

    J'ai comme vous travailler à notre défense nationale et tiens à vous communiquer la nausée qui est la mienne aujourd’hui. Elle est provoquée par ceux, égoïstes et bien pensants, qui pleurent, se recueillent et observent des minutes de silence...Que faisaient ils quand on enterrait nos Morts pour la France, ont-ils déjà envoyé un colis ou une lettre de soutien a nos Frères et sœurs qui portent les armes aujourd’hui au Mali, hier en Afghanistan au nom de notre Nation et des valeurs que ces gens prétendent chérir. Ont ils hurler contre la bienpensance ambiante qui se confondait dans l'adage idiot "construisez des écoles et non des casernes" se rendant coupable du quasi dénuement avec lequel combattent nos troupes (dénuement matériel j'entends)...Sont ils déjà allé se recueillir dans un cimetière militaire ou sur la tombe du soldat inconnu, un 11 novembre ou un 6 mai. N'ont ils pas dénoncé l'impérialisme de l'Otan et de l'Amérique quand ceux ci répondaient à des attaques dix fois plus violentes...

    la nausée...car ces gens la se sont révoltés pour une seule raison: ils connaissent cette fois ci les victimes directement, quel égoïsme!! Quelle piteuse image de l'universalisme que nous prétendons incarner..

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  51. Curmudgeon

    Le problème n'est pas fondamentalement de savoir si le musulman moyen ou tel imam condamne tel ou tel attentat. Qu'ils le fassent est une bonne chose mais reste largement insuffisant, car ça ne règle en rien le problème de fond, qui est la compatibilité du Coran et de la Sunna avec notre civilisation. Les pouvoirs publics se refusent à regarder ceci en face, alors même que, comme je l'ai rappelé plus haut, la CEDH a déclaré la charia incompatible avec la Convention européenne des droits de l'homme.

    Exemple. Quand Jean-Pierre Chevènement était ministre de l'Intérieur, ses services étaient entrés en discussion avec des représentants des musulmans. Ils avaient osé mettre sur la table la question hautement litigieuse de la liberté religieuse, la question de la libre sortie de l'islam. La charia punit de mort l'apostasie. Et la charia est divine. C'est pourquoi les représentants de l'islam montèrent sur leurs grands chevaux. Le ministère renonça à continuer à poser cette question qui fâche, parmi d'autres.

    Il est vain de se rassurer avec les poncifs sur l'immense majorité des musulmans qui sont modérés, ou avec la lecture de livres sympas publiés par des intellectuels musulmans vantant un islam des Lumières. Si la doctrine contenue dans le Coran et dans la Sunna continue à être ce qu'elle est (elle n'a fait l'objet d'aucune révision, nous ne constatons pas l'existence d'un puissant réseau de mosquées / madrassas diffusant un islam réformé), alors, si modérée soit la majorité des musulmans en 2015, cet ensemble sera facilement radicalisé, de la façon la plus orthodoxe, dès que les conditions seront favorables. Mais n'est-ce pas déjà ce que nous constatons pour une part depuis une vingtaine d'années ?

    Les militaires ne pourront jamais résoudre des problèmes qui ne sont pas de leur ressort.

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  52. Je salue le courage de Michel Goya. Les armées ne sont pas un milieu où le verbe est très libre et il me semble qu'il se met assez en danger, professionnellement, en dénonçant la faiblesse de ses chefs...
    Je suis très surpris que le problème de la victoire sur le terrorisme ne soit pas posé en termes plus simples.
    Lorsque plusieurs personnes participent à un jeu de société, elles respectent les mêmes règles, sans quoi il n'y a pas de partie possible, car les joueurs honnêtes n'ont aucune chance contre les tricheurs.
    Dans cette guerre asymétrique, nous luttons en respectant les droits de l'homme et toutes les conventions internationales qui en découlent. Notre ennemi se rit de nos principes. Et parce qu'il ne respecte pas nos règles, nous ne l'empêcherons jamais de frapper. Comme j'aimerais qu'une autorité civile ou militaire ait le courage de dire que Vigipirate ou Sentinelle sont des escroqueries ruineuses ! Cette guerre est perdue, évidemment.
    Et pourtant... J'entends dire qu'on les connaît tous, les futurs artificiers, ils sont fichés "S", ils sont quelques milliers et donc trop nombreux pour qu'on les surveille. Et puisqu’il faut des preuves pour les arrêter, rien n'est possible !
    Le Général De Gaulle a prévu et utilisé l'article 16 de la constitution: sur une période limitée, le président peut "prendre les mesures exigées par les circonstances", on parle vulgairement de pleins pouvoirs. Les conditions (cumulatives) de mise en œuvre de cet article 16 ne sont certes pas rassemblées aujourd’hui, mais l'étaient-elle en avril 1961 ? Absolument pas ! De Gaulle l’a fait et les critiques se sont dissoutes elles-mêmes. Qui se plaindrait aujourd'hui d'une arrestation massive de suspects, même avec des moyens lourds et éventuellement violents ? Quelques juges, c'est certain, puisque depuis la funeste décision du Conseil constitutionnel en 1971, ils ont pris l'habitude de censurer la volonté du peuple en contrôlant les lois que ses représentants veulent voter. Mais n'est-il venu le temps d'agir ?
    J'ai assisté comme chacun à la déclaration de guerre à l'Etat Islamique que fit notre Président, d’une vois tremblante, en avouant avoir eu peur.
    En 1961, un père, un homme, était à la tête de l’Etat français, les temps ont bien changé !

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  53. Ils veulent nous faire la guerre? Le soit-disant "état islamique" ne sera plus qu'un souvenir honteux, et la France sera toujours là, ils n'ont pas une chance.
    Il y a peut-être un problème qui ne concerne pas que les musulmans et les français issus de l'immigration. La popularité que j'ai constaté chez certains jeunes, qui peuvent être des français de souche pas du tout issus des banlieues pour un authentique neo-nazi comme Alain Soral m'inquiète. Ce type partage avec les islamistes le délire antisémite, mais dans la plus pure tradition française (mon opinion).
    Toujours mon opinion, je crois que la question israélienne est un problème. En Europe nous avons le souvenir de la Shoah (que nous cultivons à coup de cérémonies commémoratives qui n'apportent pas grand chose à la compréhension de l'histoire). Au Moyen Orient, on est marqué par l'humiliation et le désastre que fut la création de l'état d'Israël (il faut comprendre cela, on ne l'aurait pas accepté en Europe). La colonisation israélienne, qui est toujours en cours, qui ne s'est jamais arrêtée (même après que le général Sharon qui l'a défendue toute sa vie, ait déplacé 8000 colons de Gaza à la Cisjordanie), n'est pas un "obstacle à la paix", c'est une forme de guerre. Une guerre menée avec des civils contre des civils. (Encore une fois, mon opinion.)

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    1. " (il faut comprendre cela, on ne l'aurait pas accepté en Europe)"

      Et le Kosovo, qu'est-ce que c'est ?

      En 1924, il y a eu l'échange de population Grèce-Turquie, source d'un prix Nobel de la paix. Sans la guerre froide, qui a contribué à geler et polariser ce conflit, la situation en Palestine n'aurait-elle pas pu se régler, de même, par dédommagement et réinstallation ailleurs dans le (vaste) monde arabe, dont la population a été multipliée par trois ou quatre depuis ?

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  54. http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/comment-la-bri-a-mene-l-assaut-au-bataclan_1178909.html

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  55. Mon colonel,
    J'avais - hélas dirais-je - particulièrement apprécié votre article à sa sortie...et je me suis empressé de le relire vendredi soir. Et puis, j'ai relu un article de JD Merchet, traitant de l'emploi des armées dans le cadre de Sentinelle / VGP, et mentionnant la volonté du CEMA de faire évoluer les conditions d'emploi des armées en insistant sur les capacités particulières de celles-ci.... et puis, par curiosité, j'ai relu l'ouvrage de référence des années 2000-2010 : Galula (contre-insurrection : théorie et pratique), ainsi qu'une "fiche de lecture" de l'ouvrage de Trinquier, fiche rédigée par un agent du FBI, qui souligne l'inadaptation "culturelle" des forces de police à conduire des opérations de contre-insurrection.
    Mon colonel, ne pensez-vous pas que la reconquête des banlieues constituant la zone de repli des djihadistes qui y sont comme des poissons dans l'eau passe par la mise en oeuvre des principes évoqués par les deux auteurs cités précédemment ? Selon vous, les armées, qui possèdent une sérieuse expérience en la matière, ainsi que la culture générale "qui va bien" dans ce domaine, devraient-elles s'y engager, pour peu que le pouvoir politique lui garantisse :
    - de ne pas les lâcher comme ce fut le cas en 1961,
    - les effectifs car ce sont des opérations très consommatrices en "boots on the ground".
    Je vous remercie par avance mon colonel d'éclairer ma lanterne sur ce sujet à la lumière de votre expérience (plus longue et plus riche que la mienne).
    Respectueusement.

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  56. L'état Islamiste n'est pas apparu par enchantement ce sont des mercenaires et donc
    qui les a financé ?
    pour quelle raison ?
    ceux qui les ont financé sont ils nos alliés ?? et avons nous participé ??
    pourquoi aucun de nos députés ne demandent une commission d’enquête parlementaire ??

    Extrait de la déclaration de Vladimir Poutine à l'ONU peu repris part nos médias !!
    "J'ai cité des exemples liés à nos informations concernant le financement de différentes structures de Daech par des personnes physiques. Nous avons établi que ce financement provenait de 40 pays, dont certains pays membres du G20", a souligné Vladimir Poutine lors de la réunion de clôture du sommet."


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  57. @ anonyme17 novembre 2015 08:07

    je partage cette analyse mais vous ferais remarquer que dans ce pays qui est le notre, nous payons encore les dividendes d'une guerre d'Algérie dont beaucoup d'aspects furent volontairement masqués par tous les pouvoirs en place.
    En considérant l'importance actuelle de l'immigration maghrébine issue de ce pays et d'autres frontaliers, il n'est pas étonnant que votre solution, pour évidente qu'elle soit pour des yeux ouverts, ait fort peu de chances d'aboutir. Regrettable mais réél.
    A ménager la chèvre et le choux...

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  58. J'ai une grosse inquiétude.
    J'ai peur que aussi abominable quelle soit, cette attaque ne soit qu'un leurre, ou plutôt, une dernière répétition générale avant le prochain attentat. En effet, ils savent maintenant que tous les services de police vont êtres à 110% sur l'enquête autour des attentats du 23 Novembre, et du coup, seront moins disponibles aux éventuels signes qui préfigureraient un nouvel attentat. Ces services de police vont être débordés et fatigués dans les semaines qui viennent ... c'est à dire jusqu'à la Cop21.

    En somme, un peu comme pour un magicien, ils attirent toute notre attention sur ce qu'ils ont décidé, pour nous détourner de ce qu'il ne faut pas voir. Mais quoi ?
    Encore une fois, n'oublions pas les explosifs volés en Juillet 2015 : que sont-ils devenus ???!!!???

    Edit : je republie ici ce commentaire, l'ayant initialement publié par erreur sous l'article précédent.

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  59. A méditer....
    http://www.valeursactuelles.com/societe/le-ministere-de-la-sante-se-prepare-a-une-attaque-chimique-57272

    Allez les gars perception des ANP cartouche spectre large, gants poudreurs, T3P, etc.... va falloir réviser dare dare les couleurs du PDF1 et tout le tome NBC du TTA150 !!!! Bonne lecture
    La somme de toutes les peurs ?????

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  60. A servir de variables d'ajustement pour les budgets déficitaires depuis 20 ans, la Défense et la sécurité ont été sans relâche ponctionnées. Et pour quoi? Pour que chacun puisse se vautrer dans le confort des allocations tout horizon, ce droit immuable à percevoir sans jamais donner. Cet "acte de guerre" nous ramène à la notion essentielle de devoir. Le devoir de protéger qui incombe non seulement aux gouvernants mais à tout un chacun en mesure de le faire. Fini donc les privilèges et les acquits sociaux, il est temps de s'engager pas seulement pour défendre son "bout de gras" mais pour empêcher l'anéantissement. Fini de se cacher derrière sa tablette, il est temps de relever le menton et de se battre pour les valeurs humanistes comme nos anciens l'ont fait avant nous! Ne vous y tromper pas ce n'est pas juste un choc des civilisations c'est l'affrontement de deux volontés: celle du rien face à celle du peut-être. Il est maintenant venu le temps de s'unir pour leurs imposer nos droits.

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    1. Quel rapport entre les privilèges et les acquis sociaux et la sécurité des français? A moins que vous ne pensiez que l'attachement aux droits sociaux soit incompatible avec le culte de la patrie? Au passage, j'attends toujours que l'on se décide à réfléchir à la causalité entre insécurité socio-économique et l'insécurité tout court. Quand tout ce qu'on offre comme horizon à sa population (et je ne parle pas que des immigrés-musulmans-arabes-qui sont pas comme nous, mais de toute la "France périphérique", qui ne gagne pas au grand jeu de la mondialisation libérale) c'est de voguer de minijobs à 1 euro en contrat zéro heure en passant par des stages de requalification professionnelle, tout cela en se demandant si on pourra continuer de payer son loyer dans six mois, faut pas s'étonner du succès des idéologies promettant le paradis sur terre ou dans le ciel.

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    2. Jusqu'au début des années 90 la Défense et la sécurité dans un sens plus large étaient la responsabilité de tout un chacun. Au sortir des deux guerres mondiales, le "culte de la patrie", comme vous l'appelez, devait être défendu par toute personne en âge de le faire via le système de la conscription (soit dit en passant le culte de la patrie dans son expression la plus réduite n'est jamais que la défense des valeurs fondamentales des sociétés démocratiques européennes). Au début des années 90', notre système de Défense a évolué exclusivement vers une armée de métier dont la mission était d'intervenir pour rétablir l'ordre international, éviter les crises humanitaires ou pour préserver les intérêts du pays.

      Nous sommes le jour d'après et je vous invite à relire Res Militari pour vous rendre compte que nous sommes passés dans un cycle d'opérations de police intérieure (semblable à la situation d'Israël avant 2006). Il y a actuellement davantage de militaires déployés sur le sol français qu'en OPEX.

      Les réductions budgétaires qui ont touché la Défense depuis la fin de la guerre froide n'ont jamais pris en considération ce phénomène. La Défense est donc fixée en jargon militaire par manque d'effectif et perdra vraisemblablement toute latitude en matière d'intervention extérieure.

      Ce repli intérieur est justement ce que recherche ces fanatiques, passé d'un monde multi-polaire (favorisé jusqu'à aujourd'hui par la mondialisation économique) à un monde bi-polaire: ce sera eux contre nous, théorisent-t-ils! Ils recherchent l'affrontement ultime (voir les théories de guerilla marxistes à ce sujet: je vous invite à lire Mao) qui opposera les croyants (au sens large, tous les musulmans) aux infidèles.

      Lorsque je parle des acquis sociaux, discernez mon propos. Nous avons évolué vers une société de confort dans laquelle la valeur du travail n'est, il est vrai, plus assez reconnue. Nous avons gravi les marches de la pyramide de MAZLOW, 4 par 4, mais la réalité du jour d'après nous renvoie directement à la case 2: le besoin de sécurité. Parce que nous étions au sommet, nous avons oublié d'où nous venions. Je ne m'étonne pas dès lors pas que les gens se sentent "impuissants". Nous avons vécu dans l'illusion qu'il ne pouvait rien nous arriver.

      Il importe aujourd'hui de prendre conscience que cette ère de confort (lisez de droits) est terminée et qu'il va falloir se battre (lisez devoir) pour maintenir le socle de nos valeurs (la base de la pyramide)! Dire qu'il s'agit exclusivement de la responsabilité de la Défense et de la police est erroné car comme vu plus haut, ils sont fixés sans aucune liberté de manœuvre.

      Enfin, l'idéologie de ces fanatiques les poussent à vous choisir comme cible simplement parce que vous respirez. Quand il n'y aura plus de militaires ou de policiers pour vous protéger, pensez-vous vraiment qu'ils s'arrêteront?

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    3. J'entends bien tout ce que vous dites (et au passage je suis pour le renforcement des budgets et des effectifs de l'armée et de la police, comme je l'expliquais on peut être pour la préservation de nos droits sociaux et pour l'ordre et la sécurité), mais on ne répond toujours pas à la vraie question de fond à savoir comment ces fanatiques le sont devenus justement, fanatiques. Et tant qu'on ne s'attaquera pas aux "structures" (ça fait très "marxiste", mais l'analyse marxiste garde sa pertinence malgré l'usage dévoyé qui a pu être fait de cette théorie), toutes les mesures sécuritaires possibles et imaginables, les interventions extérieures tous azimuts et même le triplement du budget de l'armée et de la police seront des tirs de missiles anti-char dans l'eau.

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    4. @Vincent Vega
      Alors, cher Vincent, pourriez-vous nous faire part de votre solution, en détail bien sûr et pas seulement dans ses (très) grandes lignes..
      Si je peux me permettre : à question complexe, réponses multiples.

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    5. Je n'ai pas de réponse simple et détaillée à proposer (mais ça vous le saviez avant de poser la question). Ce que je veux dire, c'est qu'il ne suffit pas de faire de nouvelles lois sur le renseignement, intervenir en Syrie, dire qu'il faut prendre conscience que nous sommes en guerres etc. Tout cela, c'est traiter les symptomes du mal. Mieux vaudrait en traiter les causes: la ségrégation socio-économique que subit une partie de la population, l'insécurité socio-économique subie par tous (ce qui veut dire sécuriser davantage le droit du travail au lieu de le flexibiliser (euphémisme qui signifie démanteler)), le manque de moyen pour l'éducation des plus défavorisé; le phénomène de concentration de la richesse dans un nombre plus réduit de mains, qui rend de plus en plus chimérique la possibilité d'ascension sociale; ou de manière générale le culte de l'individualisme (pour ne pas dire narcissisme/égoïsme) ou de la réussite financière (au point qu'on en vient sinon à glorifier, au moins à justifier, ceux qui volent la patrie en cherchant à échapper aux impôts&contributions).

      Comme vous le dites, à question complexe, réponse multiple, mais les réponses les plus importantes sont celles destinées aux causes du mal, et notamment le fait qu'une frange de notre population n'ait plus (ou en tout cas ait l'impression de ne plus avoir) d'autre perspective que l'adhésion à la première idéologie promettant le paradis sur terre ou au ciel (hier c'était le communisme révolutionnaire ou la fraction armée rouge, aujourd'hui l'internationale djihadiste).

      Le besoin de sécurité est le 2e étage de la pyramide de Maslow, mais on a trop tendance à le limiter à la sécurité physique. Peut-être que si les assassins du vendredi 13, et tous ceux tentés de les imiter, avaient été suffisamment en sécurité socio-économique, ils seraient moins enclins à aller se faire sauter au milieu de leurs compatriotes.

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    6. Pourquoi les guerres, pourquoi l'injustice? L'essentiel, à mon sens, provient d'un différend de perspectives. Votre vision se borne à une problématique franco-française! Toutes ces considérations sur la justice de l'ordre social sont balayées par ces évènements! Il importe aujourd'hui de définir les valeurs que nous entendons préserver, centrées sur l'homme et de protéger ceux qui veulent les suivre. Les critères de races, de religion ou de structures martelés par tant de messages politiques haineux ou intéressés sont non-relevants. L'homme, lui, l'est.

      L’homme est important et il doit faire un choix. J’entends trop souvent l’argument du terreau favorisant le radicalisme. Or cette réalité n’est à ce jour qu’insignifiante. On estime à 10% la part du radicalisme générée dans les prisons! La religion cherche à nier la responsabilité individuelle en la remettant entre les mains d’un être suprême peu importe son nom! Cette réalité est celle du soldat qui commet des atrocités parce qu’il en a reçu l’ordre. Sa responsabilité ne sera jamais exonérée devant la justice des hommes! Tout est question de choix. Devenir roi en enfer ou ouvrier au paradis!

      Nous devons avoir le choix du peut-être et malheureusement il faudra se battre pour cette réalité, et pas seulement avec des mots! Au sortir de la deuxième guerre mondiale nous avons connu une période de prospérité de plus de 60 ans sans guerre déclarée. Nous sommes la nouvelle génération qui n'a jamais connu la guerre, c'est pourquoi nous avons tout oublié!!

      Encore une fois il est plus facile de trouver des réponses faciles dans des causes extérieures que de rechercher à vivre honorablement. Je vous rejoins sur un point, néanmoins, nous devons arrêter de stigmatiser le travail et reconnaître que dans notre société de plein-emploi, il doit exister d’autres moyens de se rendre utile à la collectivité! Car in fine c’est le vivre ensemble qui risque d’être aboli par le jour d’après.

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    7. @ DD et Vincent_Vega,

      Si je vous suis bien - et au risque de caricaturer sans doute vos propos - vous préconisez pour l'un, le retour au valeur, notamment la valeur travail, et pour l'autre, de faire du social. DD aborde les conséquences des attentats et nous dit qu'il faut se resserrer sur nos valeurs. Vincent_Vega veut, lui, traiter les causes socio-économiques, la pauvreté ou le désespoir favorisant l'adhésion d'une frange de la population à des idéologies violentes.

      On peut très bien entendre ces deux discours, de façon assez complémentaire d'ailleurs. Il y a juste quelques objections.

      Je pense d'abord à la dimension sectaire: Daech recrute en mobilisant les techniques des sectes. La clientèle, si j'ose dire, ciblée par ce type de techniques est au-delà de tout ce que vous racontez: le nœud du problème est davantage à rechercher dans le profil psychologique des adeptes - puisque c'est bien ce qualificatif qu'il faut employer pour les décrire.

      Je songe ensuite à la dimension mystique: Daech est, mais dans un tout autre ordre d'idées, un équivalent arabo-musulman, et particulièrement sunnite, de l'Etat d'Israël au moment de sa création. C'est typiquement le genre de projet qui suscite un élan mystique dans les cœurs et les esprits.

      Enfin il y a la dimension politico-religieuse: pour ce qu'on en comprend, il semble bien que Daech veuille être le pendant sunnite de ce que l'Iran et sa révolution islamique ont été pour les chiites. L'organisation terroriste, devenue proto-Etat, a semble-t-il pour projet de créer une sorte d'empire assyrien et babylonien à la fois, sur une base ethnique arabe et sur une base religieuse inspirée d'une vision rigoriste de l'islam, dans sa branche sunnite, le tout sans tenir compte de la carte politique née des accords Sykes-Picot. Là encore, c'est typiquement le genre de projet qui suscite un enthousiasme qui dépasse toute considération de classe ou de CSP.

      Si on reprend ces trois dimensions (sectaire, mystique et policito-religieuse) j'oserais même dire que Daesh est un projet qui est non seulement capable de mobiliser des gens qui sont au stade 1 ou 2 de la pyramide de Maslow, mais très certainement des gens qui sont au top: il est une réalisation de soi, un accomplissement personnel de chacun de ses membres.

      Nous resserrer sur nos valeurs, sans doute, intensifier la réponse sociale à la crise économique, sûrement, mais franchement je ne crois pas que cela aura la moindre incidence sur le sex appeal de Daech, qui conservera son pouvoir d'attraction sur toutes celles et ceux qui sont sensibles à son projet, dans les trois dimensions ci-dessus.

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    8. @tschok : +++1
      Par ailleurs, ce qui m'inquiète beaucoup, c'est la propagation de ces idéologies dans les entreprises.
      Certaines ont été évoquées dans les médias (R..atp ; E..DF..) et toutes les autres entreprises dont on ne parle pas dans les médias qui sont confrontées à ce problème.
      Il y a les activistes ; puis il y a tous les sympathisans en entreprise, sans volonté de passer à l'acte mais soutenant cette idéologie.
      Le "lavage de cerveau" est contagieux.

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    9. @ Anonyme (23/11/25 à 15.51)

      Merci pour le satisfécit. Vous mettez le doigt sur quelque chose de très juste: l'entreprise, qu'elle soit privée ou publique, est devenue le champ d'expansion de combats qui ne sont plus les siens, parce qu'ils dépassent et de loin les objectifs que les entrepreneurs se fixent et qui pour l'essentiel se limitent à survivre aux trois prochains exercices comptables sans encourir les foudres de la loi sur la cessation des paiements et la vengeance du capitaliste qui leur a fait crédit.

      L'entreprise est devenue un champ de bataille militaire, au sens qui engage les intérêts supérieurs de la nation.

      On l'a bien vu avec l'affaire Baby Loup.

      Le sujet est tellement complexe, mais pas indéchiffrable, qu'il faudrait sérier les questions et sans doute affiner notre pensée pour renvoyer la discussion à un post ou un blog qui traite du problème.

      Michel Goya essaye de faire un blog spécifique.

      Cela dit on a bien vu que dans le crash de l'Airbus russe, avec 224 morts, il y a des complicités au sol. Les différentes entreprises de transport aérien, qui ont pris contrat avec leurs clients pour les transporter d'un point A vers un point B en toute sécurité, n'ont pas été capables d'exécuter normalement leur engagement parce que des terroristes se sont glissés dans le processus du contrat de transport: ils ont mis une bombe quelque part, dont on recherche les traces à l'aide d'expertises.

      De même, le 13 novembre dernier, vers 21h15, il s'est conclu à Paris un certain nombre de contrats de restauration et de spectacle vivant qu'un ou plusieurs groupes de terroristes ont fâcheusement perturbé, occasionnant 130 morts et plus de 350 blessés.

      C'est à ce moment-là de le discussion qu'on aperçoit la dimension proprement économique du terrorisme, parce qu'il vise très précisément une cible: le contrat. Et particulièrement tous les contrats qui portent sur les échanges de valeurs, donc de travail, et qui reposent, pour leur bonne fin, sur la confiance, partant sur la sécurité des parties et leur contentement.

      Vous noterez à quel point le terrorisme transforme tout contrat en trafic, ce dont il a besoin pour sa propre survie, ce qui nous oblige à critiquer notre économie: si notre économie devient mafieuse (économie de trafics) alors elle devient terroriste.

      Donc, effectivement vous avez raison de prendre le bout du problème par l'entreprise, comme DD l'a pris par la valeur travail et Vincent_Vega l'a pris par les acquis sociaux.

      Mais...

      En fait, pour tout vous dire, je persiste à penser qu'il faut surprendre notre ennemi. Donc qu'il ne faut pas penser comme nous en avons l'habitude.

      Ce qu'on offre a notre ennemi est trop facile, il peut nous décoder trop facilement:

      - avant vous il y a eu Arnaud et consort, sur le thème de "l’invasion musulmane"
      - maintenant: on se resserre sur nos valeurs (DD), ou on intensifie la réponse sociale à la crise éco (Vincent_Vega)
      - Vous: lutter contre la radicalisation islamique dans les entreprises de transports de personnes et d'énergie

      En vous lisant tous, j'ai l'impression que l'ennemi nous lit comme dans un livre. J'ai l'impression d'être facile. Je veux être quelqu'un de compliqué et de nocif pour lui.

      Je veux qu'on s'entende sans qu'il le sache et qu'il ne voit pas le coup venir.

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    10. @Tschok : Arnaud, DD, Vincent_Vega, vous-même et moi ne faisons que mettre en lumière les divers aspects de ce problème complexe. Et encore, nous n'abordons que les multiples faces visibles de l'iceberg.
      Il ne me semble pas avoir lu sur ce blog de réflexions quant aux aspects géopolitiques liés aux enjeux du gaz et des gazoducs Russie/Moyen Orient/Europe.
      Comme je l'indiquais précédemment, à question complexe, réponses multiples.
      Comme les images d'un kaléidoscope.
      Vous dites "en vous lisant tous, j'ai l'impression que l'ennemi nous lit comme dans un livre. J'ai l'impression d'être facile. Je veux être quelqu'un de compliqué et de nocif pour lui".
      Je vous rejoints, dans le sens où "l'ennemi" a grandi et a vécu sur notre territoire. Il connait nos coutumes, notre état d'esprit, nos failles.. Mais nous, que connaissons nous de lui ? Comment pouvez vous être "compliqué" pour quelqu'un qui vous (citoyen, état..) connait depuis longtemps ?
      Pour bien combattre son ennemi, ne faut-il pas déjà bien le connaitre sous toutes ses facettes ?
      A mon avis, ceci suppose d'analyser en détail toutes les causes endogènes et exogènes.
      Un prérequis vaste, mais pas impossible.

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  61. Je suis pour ma part stupefait par la sur reaction de l executif qui est a ls hauteur de leur impreparation : On modifie en urgence la Constitution, rien que cela ...
    A la prochaine attaque, on fait quoi ? On donne les pleins pouvoirs pendant une periode indefinie ?
    Sommes nous si fragile ?
    Fondamentalement cette attaque ne change pas la situation , elle ne fait que mettre en evidence la faiblesse et l incompetence des responsables politiques. Comment peuvent ils etre surpris apres janvier 2015 et la succession d attentat plus ou moins manques ....

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  62. Quand pensez vous mon Colonel ??
    https://www.youtube.com/watch?v=ijdvefrnq7Q

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  63. Cette vidéo pose de bonnes questions après un constat logique. (pour le service militaire ça mériterait un vrai débat politique et au sein de notre pays)

    Juste quelques questions si quelqu'un à une analyse sur le sujet:

    Ce qui apparait surprenant ou non... C'est que le changement dans la Constitution pour faire rentrer l'état d'urgence (la dénomination n'est pas exacte il me semble que l'on y parle d'état en situation de crise) n'est pas complété par des mesures visant à améliorer l'efficacité fonctionnelle de la justice et de la sécurité intérieure en dehors de cette situation exceptionnelle.

    Après avoir lu ci-dessus les réponses, le constat est assez clair. Néanmoins qu'en sera t'il lorsque le pays sortira de l'état d'urgence.
    Quelles procédures nos policiers pourront ils invoquer pour intervenir avec autant d'efficacité que ces derniers jours ?
    Quels articles de loi la justice pourra t'elle utiliser pour requalifier certains délits liés au terrorisme, et au delà de requalifier pour établir des sanctions efficaces ?
    Autre exemple: les assignations à résidence avec bracelets des fichés S sont elles suffisantes alors que disparaitre dans la nature pour 24 à 48h (le temps qu'on retrouve l'intéressé) suffit pour envisager le pire ?

    Quid du rattrapage de nos politiques intérieures, de nos politiques sur l'emploi, sur la ville, sur le développement durable, du rattrapage de notre politique de sécurité intérieure et extérieure ? (tout n'est pas à jeter, mais comment améliorer efficacement)
    Beaucoup de choses à revoir qui auraient pu l'être avant...

    Changement de Constitution, pourquoi pas, mais quelles sont les mesures efficaces pour agir en dehors de cet état d'urgence au delà d'effets d'annonce, d'enveloppes budgétaires, de nombre de personnel ? Ne devrait on pas revoir notre stratégie globale, notre projet de société, dans une guerre qui se veut totale, mais surtout face à un monde qui imposerait des changements en profondeur ?

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    1. Analyse, non, pas vraiment, mais on peut faire un point.

      Pour l'instant, on a deux choses: primo, le président a convoqué le Congrès à Versailles pour lui présenter un projet de révision de la constitution portant sur les articles 16 ("pleins pouvoirs" ou "pouvoirs exceptionnels" et 36 ("état de siège"). Ce projet est dans les tuyaux. Secundo, la loi du 3 avril 1955 sur l'état d'urgence - qui a été prononcé par l'autorité publique - est en cours de renforcement. La loi modifiée, adoptée par l'assemblée nationale cette semaine a été transmise au sénat pour un vote conforme et doit être promulguée très prochainement, le tout dans des délais records.

      Ca, c'est tout ce qui touche pour l'instant aux textes juridiques.

      A côté de ça, les attentats du 13 novembre on fait naître une réflexion plus profonde sur ce qu'on pourrait appeler "l'opération de police".

      En l'état actuel des textes, l'opération de police n'est pas conceptualisée en tant que telle, contrairement à l'acte administratif, à l'acte judiciaire ou l'opération militaire. Le droit distingue certes la police administrative (prévention) de la police judiciaire (répression/élucidation), ce qui est une summa divisio bien utile, mais qui renseigne peu sur son contenu.

      La théorisation du contenu de l'opération de police, pour l'instant assez sommaire, résulte de deux processus distincts.

      C'est d'abord la codification de la procédure: c'est le code de procédure pénale qui vous dit ce qu'est une opération de police. Mais cette codification définit des conduites à tenir qui s'appliquent à des actes de procédure transfigurant des actes matériels relevant de l'action de police. Par exemple: une interpellation est à la fois un acte matériel (se saisir d'une personne, physiquement) et un acte de procédure (l'interpellation déclenche un processus judiciaire).

      C'est ensuite la doctrine opérationnelle qui est élaborée par les policiers, pris en tant que praticiens dans leur domaine d'action spécifique: un policier du RAID aura telle doctrine, valable en matière d'intervention armée, un CRS aura telle autre doctrine, valable dans le maintien de l'ordre, un policier des stups aura encore une autre doctrine, etc. Ces diverses doctrines naissent de la pratique et ne sont pas forcément codifiées ou contenues dans un manuel d'emploi des forces, bien qu'il existe une volonté des services de documenter leur travail.

      Ces deux processus permettent de jeter les bases intellectuelles de la réflexion sur l'opération de police, donc, il y a de la matière organisée. Mais il faut aussi comprendre que toutes les questions que vous posez dans votre commentaire trahissent aussi le fait que nous n'avons pas de conception globale, générique et stable de l'opération de police.

      Donc, à chaque événement faisant crise, le sujet revient sur la table.

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  64. que se passera-t-il lorsque le système en place en Algérie vermoulu au delà de tout ce qu'on imagine (à toi les âmes et à moi le pouvoir et les pétrodollars) s'écroulera comme un château de cartes??

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  65. * CONTEXTE D'OCTROI *

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  66. "Les discours forts sont déjà écrits, (...) C’est de l’ironie. Il est probable qu’il n’en est rien."

    Au moins un des "discours fort" était déjà écrit. Je pense à l'état d'urgence permanent, avec modification de la constitution à la clé. Il a été annoncé par François Hollande à la télévision le soir des attentats, alors que la fusillade au Bataclan n'était pas encore terminée.

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  67. Bonjour, j'ai lu avec intérêt votre article, très pertinent et juste.
    Je redoute beaucoup qu'un attentat majeur survienne, et malheureusement, cela pourrait aussi se faire concomitamment à la chute de l'état. Les outils pour la spoliation des français sont déjà en place, l'important étant de rassurer ces banquiers qui achètent les élus... Je redoute donc que le jour où un grave attentat se produira, cela signera le début des combats entre les différentes communautés, et le combat des français contre leurs élus. Plus d'un élu risque de laisser sa peau dans la déroute, car ils seront tous désignés comme coresponsables à la fois du bourbier multi-culturel et de la déconfiture financière,et comme les élus ne pourront justifier la disparition de l'argent du peuple, et encore moins le rendre, le peuple leur fera un sort, tout comme les communautés étrangères feront un sort localement aux petits blancs, et réciproquement...

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  68. Vous réagissez en militaire, pas en politique. Pour les politiques les mouvements jihadistes, insurrectionnels et autres
    (corses, basques) agissant par la terreur doivent bien plus être vaincu idéologiquement que militairement. Ainsi que les attentats
    n'aient pour ainsi dire rien changé dans la vie des français est une victoire politique.
    Pas de vengeance contre certaines populations? c'est une victoire politique ... et ainsi de suite.
    Laisser un territoire aux isis et autres dans lequel ils sont contenus
    jusqu'à l'épuisement des ressources (famine, épidémies) décridibilisera cette idéologie et cette victoire là sera politique
    et durable. Les dégats collatéraux des attentats sont le prix à payer du temps long de la politique. C'est à mon avis
    plutôt comme cela qu'il faut interpréter les jours d'après. Que chacun assure sa propre sécurité et évite les risques
    inutiles pendant ce temps long de la dissolution par l'intérieur d'une idéologie. Comme pour l'URSS.

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    1. soit vous n'avez pas lu soit vous êtes un politique, mais un vrai... Les militaires ont toujours dit que la victoire militaire est un préalable mais n'est qu'un aspect d'une victoire.
      si vous croyez que laisser un territoire à l'EI et asphyxier suffira à les vaincre c'est que vous n'avez rien compris à la complexité de la lutte actuelle qui se joue d'abord sur notre sol.
      Hors sur notre sol existe une fraction de population qui grossit et qui nous hait et veut notre destruction.
      Ne pas l'accepter et le voir démontre à quel point vous êtes ...politique déconnecté.

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    2. Bonjour Bsa,

      Il me semble que vous faite une erreur conceptuelle. En effet, vous opposez victoire militaire et victoire idéologique et vous associez une victoire idéologique avec une victoire politique.
      Je suis parfaitement d'accord avec le fait que la seule victoire durable et réelle est une victoire politique. Toutefois, vous semblez oublier que le militaire n'est qu'un des nombreux volets de la politique, au même titre que l'idéologie, l'économie, la diplomatie etc. Ainsi, le combat contre les groupes jihadistes doit-il être mené sur tous les fronts politiques: aussi bien militaire qu'idéologique. Ce n'est pas en opposition que doivent se trouver ses aspects politiques mais bien en complément l'un de l'autre.

      De plus, vous semblez vous satisfaire de ce qui n'est qu'une suite d'inactions de la part du gouvernement. En effet, l'Etat jusqu'à présent s'est contenté de ne rien faire ou de (mal) déployer des moyens d'une faiblesse évidente (opération Sentinelle, une douzaine d'avion de combat supplémentaires au Levant...). Du reste les membres du gouvernement se dépensent sans compter en beaux discours et postures martiales sans qu'aucune action ne suive. C'est cela que critique le Colonel, ce fossé abyssal entre l'attitude des politiques et la réalité. Une critique également adressée au gouvernement c'est le manque total de plan d'action et de vision du conflit (de stratégie quoi). On ne peut gagner (même idéologiquement) en ne faisant rien et ne prévoyant rien.

      Vous interprétez comme des victoires des faits qui ne s'en rapprochent guère. Je doute fort que regarder des Français mourir et attendre que l'EI (et autres groupes jihadistes) s'épuise tranquillement constitue une stratégie pour la victoire.

      Bonne journée,

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  69. On a peu près tout dit sur cette question, cependant, ce qui vient de se passer récemment avec l'élection surprise de Trump montre à quel point nous sommes capable de nous tromper lourdement : personne n'avait prévu cela, au moins pour ce qui concerne les médias. Il est peut-être de temps de se mettre sérieusement au travail et d'utiliser des méthodes plus rigoureuses pour l'analyse de nos sociétés. Certains le font, mais on ne les entend guère dans le brouhaha des réseaux sociaux et des analyses des "spécialistes" audiovisuels (pour ne pas dire idiovisuels). Donc dans un premier temps une analyse sérieuse de ce qui se passe réellement sans chercher à faire plaisir à qui que ce soit. Deuxième temps, la décision politique d'actions concrètes et efficaces se basant sur cette analyse sans complaisance de la situation. Enfin la mise en oeuvre. Vous allez me dire : rien de nouveau, c'est ce qu'on fait déjà. Alors expliquez moi pourquoi on se trompe si souvent et qu'on arrive à la situation actuelle. Intelligence et courage sont des vertus cardinales et c'est bien ce qui manquent le plus. Vous avez déjà vu beaucoup de chercheurs, de journalistes, d'hommes politiques faire un véritable mea culpa !

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  70. Concernant les attentats du 13 Novembre 2015 à Paris, un reportage-analyse fort pertinent du A2 cette semaine. Il y avait pour le moins une mode d'organisation-intervention totalement inadaptée de la part de la Préfecture de Police, les hommes sur le terrain ne sont pas en cause : il y ont fait le maximum dans la mesure de leur moyens. Mais il y avait des problèmes graves en matière d'organisation et anticipation pour ce genre d'actes terroristes, et la on est en droit d'attendre au sein de la PP de Paris des sanctions et une réorganisation de se méthodes. A mon sens celle-ci est pourri par un tel corporatisme, qu'on devrait la dissoudre et intégré tous ces effectifs au sein de la Police nationale. Ce problème est connu de tous les politiques depuis une trentaine d'années, mais tous capitulent face au lobby des commissaire-contrôleurs généraux qui défendent leur pré carré !

    Exemples de ces dysfonctionnements de la direction de la PP lors de ces attentats :

    • Le mode opératoire en cas d'attentats, il y avait quand même eut "Charlie Hedo" et "l'hyper casher" près d'un an avant, qui est identique à celui applicable dans des affaires de gangsters : sécuriser en premier les lieux, et attendre la venue des unités spécialisées.

    • Périmètre étanche de sécurisation des lieux par la police, certes justifié mais dans lequel il est impossible au secours de pénétré : SAMU et pompiers. Il n'a pas été envisagé et donc organisé des "couloirs" sécurisés pour que les dits secours puissent accéder aux blessés, comme si ces derniers ne devaient pas exister, ou alors survivre sans soins-transferts pendant 1 à 2 heures !

    • Seulement 4 opérateurs de service la nuit au central de la PP, qui bien évidemment était submergé pas des centaines d'appel.

    • Aucun membre de l'unité de primo intervenants de la BRI, il n'est d'astreinte en permanence au 36 quai des Orfèvres : le temps de les prévenir-rassembler-percevoir leurs équipements et diriger sur les lieux d'attentats cela demande au minimum 30 minutes.

    • Le RAID lui dépend de la Police Nationale, son intervention ne peut être demandé que par la PP qui alors en réfère à la direction de la Police Nationale : immanquablement perte de temps généré par ce "mille feuilles" administratif pour le faire intervenir.

    • Refus catégorique par un cadre - probablement un contrôleur adjoint du préfet - de la PP d'autoriser les militaires de "sentinelle", présent sur les lieux, d'intervenir : argument "nous ne sommes pas en guerre, et cela relève de la police", et qui près d'un an après est défendu-justifié mordicus par le porte parole de la PP !

    Certes des carences existaient pas seulement à la PP, bien que les siennes étaient les plus graves. Mais aussi au sein du SAMU Paris - impossibilité de lire les bracelets d'identification des blessés posés par les pompiers de la BSPP - et de la direction de cette même BSPP : même carence en nombre d'opérateurs de service à son standard.

    Pour conclure par routine administrative et pour préserver les égos des uns et des autres, le pouvoir politique n'ose pas réformer drastiquement le "mille feuilles" administratif parisien. Un après les attentats seules des mesures cosmétiques on été prises - meilleur armement et protection des BAC - mais quid d'une réforme et refonte adapté à "l'état d'urgence" !

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    1. Quelle carence en nombre d'opérateurs de service au centre de traitement d appel de la BSPP? Sur quels faits ou informations, vous vous appuyez ? Connaissez vous au moins le nombre d'opérateurs en service au moment des événements ? Savez vous qu il y a eu un plan de rappel immédiatement après la première explosion du stade de France ?
      Enfin, la BSPP n est pas une direction mais une unité militaire, on parle donc d'état-major.

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    2. Je pense qu'il s'agit de la PP pour Préfecture de Police, de Paris en l'occurrence.

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    3. les carences sont dans le système qui n'a pas été pensé pour faire face à ce genre d'attaques.
      les premiers intervenants n'étaient ni équipés ni formés pour les blessures de guerre. La police idem. les tactiques et matériels non adaptés.
      un effort a été fait depuis mais la prochaine attaque sera différente.

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    4. Ceux qui ont participé à l’assaut ne possédaient aucun bouclier de protection beaucoup se sont signés en pensant que leurs derniers moments étaient arrivés.
      Depuis ce sont les épouses qui ont écris au directeur de la police à fin de l'avertir que la prochaine fois elles déposeraient plaintes contre lui personnellement !
      Le problème est politique mais aussi dans la haute fonction public d’où ce célèbre slogan "responsable mais pas coupable"

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  71. Trekker parle en effet de la PP et non de la BSPP.
    L'exception parisienne a révélé ses limites il y a un an. Il faut non seulement simplifier le mille-feuille administratif entre la capitale et le reste des services de l'état mais il faut repenser le fonctionnement des "unités d'élite" et fusionner RAID, GIGN et BRI en une "force spéciale d'intervention rapide", indépendamment des statuts des uns et des autres, et la rattacher au plus au niveau du MININT.
    Sur la guerre avec l'EI, il est très clair que tout n'a pas été fait et de très loin mais il faut reconnaître qu'une intervention au sol eut été suicidaire il y a un an. Nous, les occidentaux, avons choisi de pilonner l'EI pour préparer une intervention de la coalition locale. Ça finira pas payer mais il faudra gérer "l'après" et comme on ne descendra pas chaque djihadiste jusqu'au dernier, on ne fera que décaler et déplacer le problème qui ressurgira ici ou ailleurs au Moyen-Orient ou en Afrique.
    On note la nullité de l'UE dans cette crise / guerre. On note aussi le coût disproportionné des bombardements par rapports aux pertes subies par l'EI. Une raison évidente est que nous n'avons rien dans notre arsenal entre la GBU-500 et la TNA. Il faudra sans doute y réfléchir sérieusement. On peut aussi se demander pourquoi Mossoul et Raqqa n'ont pas été sérieusement pilonnées dès le début. L'approche "chirurgicale" à aussi montré ses limites.

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  72. Effectivement j'ai commis une erreur involontaire en parlant de direction de la BSPP et non d'état-major, sur le fond - nombre d'opérateur en service cette nuit là à son central - je vous renvoie au reportage détaillée consacrée aux attentats diffusé la semaine dernière sur A 2.

    Les cadres et opérateurs en service reconnaissent dans celui-ci qu'ils ont été submergés par les appels, ils n'ont pu en décrocher au mieux que la moitié. Cela se comprend aisément les effectifs de permanence à son standard, ils sont configurés pour faire face au nombre d'appels moyen d'une nuit à Paris : incendies, accidents, etc.. . Mais quels étaient les ordres données dans les jours ou mois précédents, à l'état-major de la BSPP par le ministère de l'intérieur et PP ? Par contre je n'ai pas remis en cause la réactivité de la BSPP, et son système de rappel rapide de son personnel qui n'était pas d'astreinte.

    Quelque soit les raisons de non anticipation d'une telle situation, insuffisance de standardistes, celle-ci n'a eu qu'un impact marginal sur la suite des opérations : arrivée en nombre et rapidement des secours sur les lieus des attentats, et il en est de même pour ceux du SAMU.

    Je réitère donc que les principales carences proviennent de l'organisation de la PP, non de ses hommes engagés sur le terrain qui ont été admirables et efficaces : ce commissaire accompagné seulement de son adjoint qui s'est précipité dans le "Bataclan", et qui ont abattu à 25 m avec leurs PA de service un des terroristes. Cet action courageuse, risquée, efficace, elle a certainement mis un terme à la tuerie non discriminée.

    Ce qui est inquiétant c'est qu'un an après aucune simplification -réforme drastique- du "mille feuilles" administratif parisien n'est été entrepris. Quand on on voit que le porte parole de la PP -semaine dernière aux cours du reportage évoqué ci-avant - ne remet pas en cause ses modes d'organisation, et justifie le refus d'avoir fait intervenir les militaires de "sentinelle". On peut douter qu'en cas d'éventuelles attentats similaires à Paris, la conduite des opérations soient notoirement plus efficaces. C'est à se demander qui in fine décide de l'organisation de la police à Paris : ministre ou PP ?

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    1. L'absence de réforme au niveau de la PP est en effet inquiétante mais est-ce le plus grave ?
      Dans le désordre :
      - aucune sanction, aucune mutation, après presque 250 morts en 18 mois
      - fermeture des frontières pour la COP 21 (1 jour trop tard) mais pas après Charlie. Pourquoi ?
      - contrôles aux frontières folkloriques (ex. : une adolescente part en Turquie pour la Syrie avec la CNI de sa sœur, 6 ans plus âgée). Que fait-on ? Le PNR est une blague, les assaillants du 13/11 ne sont pas arrivés en avion
      - environ une vingtaine de mosquées salafistes fermées sur les presque 150 recensées. On attend quoi ? Des élections ?
      - selon M. Urvoas : plus de 320 détenus radicalisés et violents en prison. Pour combien de temps ? Combien seront "déradicalisés" et "pas violents" à leur sortie ? Une poignée, deux poignées ? Que fera-t-on des autres ?
      - toujours selon M. Urvoas : plus de 1000 autres détenus radicalisés (mais moins "violents" - des jihadistes pacifiques sans doute). Mêmes questions que pour les précédents ?
      - état d'urgence et opération Sentinelle : efficience ? A quand la fin ?
      - etc.

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  73. La liberté est incompatible avec la faiblesse, Marc (Prénom) Pierre (Nom) citant Vauvenargues.
    Le traitement actuel par nos représentants politiques du climat d'insécurité diffuse ambiante est révélateur, à notre humble avis, de l'affaissement progressif et inquiétant de la parole, de l'exemplarité, de l'autorité de l'État français, ainsi que de la crainte révérencielle qu'il est censé inspirer auprès aussi bien que de ses ayants droit que de ses obligés.
    Bonne semaine à tous.
    Bonne semaine à tous

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